centres d’accueil de migrants

La Libye refuse l’installation de centres d’accueil de migrants sur son territoire

Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement libyen soutenu par l’ONU a refusé mercredi l’installation de centres d’accueil de migrants sur le territoire libyen. « La Libye n’acceptera pas une mesure aussi injuste et aussi inéquitable. Elle héberge déjà plus de 700 000 migrants. Ils doivent être rapatriés dans leur pays d’origine », a ainsi affirmé Mohamed Siyala dans un communiqué. « La Libye est un pays de transit de migrants, et a déjà supporté beaucoup de choses. La communauté internationale doit prendre ses responsabilités en faisant pression sur les pays d’origine des migrants pour qu’ils acceptent le retour de leurs citoyens et prennent en charge le coût de leur retour dans leur pays », a-t-il ajouté.

En raison de l’insécurité qui règne en Libye depuis le soulèvement de 2011, qui a conduit au renversement de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, la Libye est devenue l’un des points de départ pour lesquels optent les immigrants clandestins qui espèrent traverser la mer Méditerranée pour gagner le territoire européen. Les centres d’hébergement pour migrants installés en Libye sont surpeuplés, abritant des milliers de migrants qui ont été secourus en mer ou arrêtés par les services de sécurité libyens.

Nouvelles menaces de Matteo Salvini

Ces déclarations du chef de la diplomatie libyenne interviennent dans le sillage d’un message publié par le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini. Celui-ci a une nouvelle fois menacé, dans un message écrit le 21 août sur son compte Twitter, de renvoyer en Libye des migrants, dont environ 170 se trouvent actuellement sur un navire à Catane, en Sicile, avec interdiction de débarquer.

« Soit l’Europe commence à DEFENDRE sérieusement ses frontières et partage l’accueil des immigrés, soit nous commencerons à les ramener dans les ports d’où ils sont partis », a-t-il écrit sur son compte Twitter. « L’Italie a déjà fait sa part [du travail], et quand c’est trop, c’est trop », a ajouté le ministre.

Arrivés en Sicile dans la nuit de lundi à mardi, environ 170 migrants se trouvent sur le navire des gardes-côtes italiens Diciotti arrivé au port de Catane dans la nuit de lundi à mardi « pour une escale technique ». Ils n’ont pas été autorisés à débarquer, cinq jours après avoir été secourus. Matteo Salvini a été contraint d’autoriser l’accostage du Diciotti pour permettre aux gardes-côtes italiens d’effectuer la rotation prévue, mais refuse le débarquement des migrants tant que d’autres pays de l’Union européenne ne se seront pas engagés à prendre en charge une partie d’entre eux.

Avec l’agence de presse chinoise Xinhua et AFP

A voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A ne pas manquer