La Tunisie parmi les pays en développement les moins touchés par la...

La Tunisie parmi les pays en développement les moins touchés par la sous-nutrition

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Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la privation ou la sous-alimentation est définie comme la consommation de moins d’environ 1 800 kilocalories par jour au minimum. L’Index global de la faim ou « Indice de faim dans le Monde « (IFM) est un outil statistique multidimensionnel utilisé pour décrire l’état de la faim dans le monde. Publié par l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IPFRI), il donne une estimation de 0 à 100 où 0 représente l’absence de « sous-nutrition » et 100 « une absence de nutrition ou une sous-nutrition sévère ». L’index est mis à jour tous les ans et met ainsi en évidence les progrès et les échecs éventuels des pays dans leur lutte contre la faim.

miniature-web-fmi-indicator-2016-tunisie La Tunisie obtient un score de 5,5 sur 100 et se classe ainsi 18ème à l’Index Global de la faim 2016, et serait ainsi un des pays en développement les moins touchés par la sous-nutrition. Avec un score de 13,6 sur 100 en 1992, de 9 en 2000 et de 6,2 en 2008, le rapport indique que la Tunisie lutte de manière efficace contre ce phénomène. Par rapport aux pays du Maghreb, la Tunisie se positionne devant l’Algérie 38ème avec un score de 8,7 et le Maroc avec un score de 9,3. Pour réaliser ce classement, l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires a pris en compte 4 indicateurs: la proportion de personnes sous alimentés par rapport à la population totale, la proportion des enfants de moins de 5 ans en état de sous-alimentation aiguë, la proportion des retards de croissance chez les enfants de moins de 5 ans, et le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, calculés sur les 5 dernières années. Les données sont collectées via différentes structures : chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la FAO, les estimations de l’IFPRI, et celles de l’UNICEF s’agissant des insuffisances chez les enfants. Selon le rapport 2016 pour la Tunisie, la part des personnes sous alimentées est passée de 1% de la population en 1992 à 0,4% en 2016. Seuls la Turquie (0,2%), l’Argentine (0,2%) et le Monténégro (0,3%) dépassent ce taux. Quant à la proportion des enfants de moins de 5 ans en état de sous-alimentation aiguë, elle représente selon le rapport 2,8% en 2016 alors qu’elle était de 5,3% en 1992. Concernant la proportion des retards de croissance chez les enfants de moins de 5 ans, elle représente 10,1% en 2016 alors que ce taux était de 21,7% en 1992. Enfin, quant au taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, il atteint 1,4% en 2016 en Tunisie alors qu’il était de 6,6% en 1992. Il est à noter que les pays en développement dont le score est inférieur à 5 ont des indices à peu près équivalents. C’est le cas de l’Argentine, l’Arabie Saoudite ou encore le Brésil au côté de 13 autres pays dont Cuba ou les anciens pays de l’Est (Monténégro, Ukraine). Les pays les plus fortement concernés par la sous-alimentation ont des indices supérieurs à 40 : on retrouve dans cette tranche la Zambie, Haiti, le Tchad et la République Centrafricaine. Dans la tranche suivante, avec des indices compris entre 30 et 35 se trouvent Madagascar, le Yémen, l’Afghanistan, l’Ethiopie, le Pakistan ou encore la Corée du Nord.

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