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Les Français désirant se rendre en Tunisie doivent faire preuve de « vigilance renforcée », selon la diplomatie française

En Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique et même Europe… Toutes les régions du monde comprennent au moins une zone rouge où la France déconseille formellement à ses ressortissants de se rendre, pour des raisons de sécurité, rapporte la chaîne CNews.

Sur son site internet, le ministère des Affaires étrangères a hiérarchisé grâce à une échelle de couleurs les régions les plus dangereuses où il est déconseillé aux ressortissants français de se rendre. En rouge, les endroits « formellement déconseillés », en orange, ceux « déconseillés sauf raison impérative », en jaune, ceux où la vigilance doit être « renforcée » et dont la Tunisie fait partie, et en vert ceux où une vigilance « normale » est suffisante.

L’Afrique est particulièrement touchée par les zones les plus fortement déconseillées. Une très large bande, allant de sa pointe est à la Mauritanie est presque intégralement en rouge, résume CNews.

Tunisie : vigilance renforcée

De nombreuses parties du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord sont elles aussi considérées comme très dangereuses. C’est le cas notamment de la Libye, de la moitié de l’Egypte, de la bande de Gaza, de la Syrie, de l’Irak ou du Yémen. La Tunisie est considérée comme un pays où la vigilance des voyageurs doit être renforcée.

Le site de la diplomatie française indique que suite aux attentats terroristes meurtriers contre le musée du Bardo, un hôtel de Sousse, un bus de la garde présidentielle les 18 mars, 26 juin et 24 novembre 2015, un attentat suicide à Tunis le 29 octobre 2018, « les autorités tunisiennes ont déployé un dispositif de sécurité renforcé, notamment à Tunis et autour des sites touristiques, en particulier sur les côtes ». Mais malgré ces mesures sécuritaires, des organisations djihadistes « profèrent des menaces contre les ressortissants et intérêts français ». Les Français, résidant ou désirant se rendre en Tunisie, sont ainsi « appelés à faire preuve de vigilance renforcée et à se conformer aux consignes de sécurité figurant sur ce site ».

Mais d’autres raisons expliquent cette mise en garde. Les mouvements sociaux peuvent ainsi « provoquer des difficultés de circulation automobile ». « En fonction des événements, des mesures de sécurité renforcées, y compris des interdictions de circuler ou des couvre-feux sont parfois mis en place, interdisant l’accès à certaines zones. Il est important de se conformer strictement aux injonctions des forces de l’ordre sur l’ensemble du territoire », lit-on sur le site du ministère français des Affaires étrangères.

Celui-ci déconseille particulièrement les déplacements dans la zone désertique au sud de la ligne Bir Rijm Maatoug – Borj Bourguiba – Ben Guardane et dans le centre-ouest du pays, près de la frontière tuniso-algérienne.

D’autres régions du monde concernées

Du côté de l’Amérique, c’est dans certaines parties du Mexique qu’il est formellement déconseillé de se rendre, ainsi qu’à proximité des frontières colombiennes et qu’une zone du Pérou, résume encore CNews.

En Asie, la principale zone rouge se trouve en Afghanistan et au Pakistan. Il en existe également en Birmanie, en Thaïlande ou aux Philippines. Le secteur de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, est lui aussi à éviter.

Le continent européen comprend aussi des zones rouges, avec les frontières entre la Russie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan. Les parties limitrophes de l’Arménie et l’Azerbaïdjan sont également à éviter, tout comme l’est de l’Ukraine. Enfin, la frontière de la Turquie avec la Syrie et l’Irak, est elle aussi très dangereuse.

N.B., avec CNews

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