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L’Ambassadeur des Emirats à Moscou dévoile les sanctions envisageables pour faire pression sur le Qatar et sur ses partenaires économiques

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L’Ambassadeur des Emirats Arabes Unis à Moscou, Omar Ghoubash, a récemment réaffirmé les exigences de son pays et ceux de la coalition menée par l’Arabie Saoudite envers le Qatar, à qui on reproche une politique étrangère indépendante en plus de liens étroits avec les « extrémistes » à l’instar des Frères Musulmans en Egypte.

Dans une interview accordée à The Guardian, Omar Ghoubash a indiqué que la coalition étudie actuellement les différents moyens possibles pour empêcher le Qatar de financer les terroristes et promouvoir la pensée extrémiste, en ajoutant que sa classe dirigeante le fait depuis des années.

Ainsi, l’embargo économique mené principalement par les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, l’Égypte et le Bahreïn (en plus de quelques pays africains comme la Mauritanie et les îles Comores) se poursuivra, avec la possibilité d’imposer une surveillance sur les comptes qataris pour s’assurer que l’argent ne finance pas les groupes terroristes.

Ghoubash a continué sur le même ton en confirmant que l’expulsion du Qatar du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) était envisageable mais qu’elle n’était pas la seule possible : « Leur position aujourd’hui (en parlant du Qatar) est de toute façon incompatible avec l’appartenance au CCG parce qu’il s’agit d’une organisation commune de sécurité et de défense. Il existe certaines sanctions économiques que nous pouvons prendre qui sont actuellement prises en considération… Une possibilité serait d’imposer des conditions à nos propres partenaires commerciaux et (de les inciter à) faire un choix commercial… Si le Qatar n’était pas disposé à accepter nos demandes, alors on dira  » Au revoir le Qatar… nous n’avons plus besoin de vous. »

Pour sa part, l’Occident adopte une position neutre appelant à la réconciliation et au dialogue, craignant que cette escalade ne pousse davantage le Qatar dans le camp de l’Iran, qui assure actuellement l’envoi des produits alimentaires à la place de l’Arabie Saoudite (le royaume assurait 40% des besoins alimentaires du Qatar).

Via son Ministre des Affaires Etrangères Sheikh Mohammed bin Abdulrahman al-Thani, le Qatar a critiqué la politique de la coalition qui refuse toute négociation : « Ceci est contraire aux principes qui régissent les relations internationales parce que vous ne pouvez pas simplement présenter des listes de demandes et refuser de négocier ». A noter que cette déclaration a été faite de Washington DC, où le Sheikh s’est entretenu avec Le Secrétaire d’État américain, Rex Tillerson.

Notons enfin qu’à propos de la fermeture exigée de la Chaîne Al-Jazeera, Ghoubash a répondu que c’est plus pour des raisons sécuritaires, à cause de son discours « violent », que pour des raisons liées à la liberté de l’expression.

N.B

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