L’armée allemande aux avant-postes de la défense européenne en Afrique

L’armée allemande aux avant-postes de la défense européenne en Afrique

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Huit hélicoptères et plusieurs centaines d’hommes sont venus renforcer la présence de l’armée allemande au Mali.
Depuis quelques jours, quatre hélicoptères de transport NH90 aux couleurs allemandes stationnent sur le tarmac de l’aéroport de Gao (nord), transformé en camp retranché de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et de la force française Barkhane, fer de lance de la lutte antiterroriste au Sahel.
Quatre hélicoptères de combat Tigre devraient consolider l’arsenal dès début mars 2017. Ceux-ci assureront la sécurité rapprochée et participeront à des missions de reconnaissance, au côté de blindés légers et drones allemands.
« Ces missions de reconnaissance sont notre principale contribution à la Minusma », la mission de paix de l’ONU au Mali, explique le lieutenant-colonel Marc Paare, chef du contingent allemand.
Ce contingent, passé de 150 à 800 hommes en quelques mois, constitue le plus gros déploiement de la Bundeswehr à l’étranger, devant la mission en Afghanistan.
Cet engagement des alliés européens a été salué par le ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drain qu’il a qualifié d’« acte de volontarisme et de solidarité » envers la France, qui depuis son intervention au Mali en 2013, n’a cessé de faire appel à ses alliés dans leur lutte contre le terrorisme au Sahel.
L’Allemagne, qui a répondu à l’appel au lendemain des attentats de Paris en novembre 2015, est désormais l’une des nations phares de la Minusma, forte de 12.000 hommes.Cet engagement s’inscrit aussi dans une volonté de Berlin d’assumer plus de responsabilités au plan international. Leur marge de manœuvre reste cependant assez limitée, les allemands ayant des règles d’engagement très strictes.
La Minusma est avant tout chargée de sécuriser les populations et veiller à la mise en oeuvre des accords de paix de 2015. L’Allemagne, qui a positionné deux avions de transport militaires Transall à Niamey, pourrait aussi participer au financement de la force commune que cinq pays de la région(Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie) veulent mettre en place pour combattre les groupes terroristes.
Les Européens pourraient ainsi poser la « première brique », celle d’un état-major permanent pour ces forces africaines mixtes, souligne-t-on de source militaire française.

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