lutte contre la corruption

Le chef de l’ONU se félicite des efforts de lutte contre la corruption en Tunisie et au Nigeria

L’agence de presse nigériane NAN rapporte que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est déclaré satisfait des efforts de lutte contre la corruption au Nigeria et en Tunisie. Lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à cette question, le Portugais Antonio Guterres a insisté sur l’importance de la poursuite des efforts de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, des efforts « essentiels » en ce qu’ils peuvent aider les Etats touchés à auto-alimenter leurs fonds publics.

Lors de son sommet de janvier dernier, l’Union africaine (UA) a décidé de faire de 2018 l’année de la lutte contre la corruption. Une initiative saluée par le chef de l’ONU, qui a expliqué que « la corruption prive les écoles, les hôpitaux et d’autres institutions publiques primordiales de fonds indispensables », a-t-il souligné.

Un enjeu mondial

Antonio Guterres a également appelé lundi les Etats à s’impliquer davantage dans la lutte contre la corruption dans le cadre des efforts pour maintenir la paix et la sécurité internationale. Il a rappelé que, selon des chiffres du Forum économique mondial, le coût de la corruption est d’au moins 2600 milliards de dollars, soit 5% du produit intérieur brut mondial. Selon la Banque mondiale, les entreprises et les particuliers paient plus de 1000 milliards de dollars en pots de vin chaque année.

Par ailleurs, la corruption est liée à de nombreuses manifestations d’instabilité et de violence, telles que le trafic illicite d’armes, de drogues et de personnes. « Les liens entre corruption, terrorisme et extrémisme violent ont été maintes fois reconnus par le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale », a noté M. Guterres.

Des enquêtes menées par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) ont révélé que la corruption de fonctionnaires était particulièrement forte dans les zones touchées par les conflits. « Il est particulièrement important de renforcer les capacités des commissions nationales de lutte contre la corruption et les efforts en matière de poursuites judiciaires. Les gouvernements peuvent également renforcer les efforts de lutte contre la corruption en veillant à l’indépendance du système judiciaire, à une société civile dynamique, à la liberté des médias et à une protection efficace des lanceurs d’alerte », a-t-il souligné.

S’agissant de la Convention des Nations unies contre la corruption, qui compte désormais 186 Etats parties après quinze ans d’existence, le secrétaire général a encouragé tous les Etats membres à afficher « une plus grande détermination pour assurer sa mise en œuvre ».

Avec ONU Info

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