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Le feu vert au Brexit devrait être donné aujourd’hui

Après plus de trois ans de tractations incessantes et de blocages, les députés britanniques s’apprêtent jeudi à donner leur feu vert au Brexit le 31 janvier. Une initiative qui devrait ouvrir un horizon incertain dans les relations tumultueuses entre le Royaume-Uni de l’Union européenne.

Les législateurs britanniques de la Chambre des communes devraient approuver ce jeudi une législation qui permettra au pays de quitter l’Union européenne le 31 janvier avec un accord de sortie, mettant fin à plus de trois ans de querelles sur les termes du divorce sans précédent.

Le Premier ministre Boris Johnson devrait ainsi tourner la page sur l’une des crises politiques les plus profondes de la Grande-Bretagne depuis des décennies lorsque la chambre basse du Parlement votera pour approuver une législation qui mettra en œuvre un accord de sortie convenu avec l’UE l’année dernière.

« Assurer l’adoption de la législation aux Communes sera une étape importante et positive » pour concrétiser le Brexit, une « priorité » pour le Premier ministre britannique, a déclaré jeudi son porte-parole. Le texte traduit dans la loi britannique l’accord de 535 pages conclu difficilement par Boris Johnson avec les 27 à l’automne dernier.

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Il devra alors être validé par la Chambre des Lords puis promulgué par la reine, ce qui devrait relever de la formalité. Le Parlement européen devra alors ratifier le traité et le Royaume-Uni deviendra le 31 janvier à 23h00 (heure de Londres et GMT) le premier pays membre à quitter l’Union européenne. « Cette date tournera une page du chaos politique qui s’est emparé du Royaume-Uni depuis le référendum de juin 2016, remporté à 52 % par le ‘Leave’ », résume l’AFP. Pendant les plus de trois ans qui ont suivi, les Britanniques se sont déchirés sur le sujet et leur Parlement a rejeté l’accord négocié par l’ex-Première ministre Theresa May sans proposer d’autre scénario, faisant craindre jusqu’à récemment une sortie brutale ou un renoncement.

L’arrivée au pouvoir de l’intransigeant Boris Johnson, partisan du Brexit, et sa victoire électorale, ont tranché la question. L’accord négocié avec Bruxelles règle dans les grandes lignes le « divorce » en garantissant notamment les droits des citoyens et en réglant la question de la frontière irlandaise.

S’ouvrira à partir du 31 janvier une période de transition courant jusqu’à la fin 2020, censée permettre à Londres et Bruxelles de s’y préparer. Les Britanniques continueront d’appliquer les règles européennes et d’en bénéficier – sans siéger dans les institutions européennes. Mais après trois reports du Brexit, prévu initialement en mars 2019, ce délai s’annonce très court pour négocier des accords de libre-échange ou de sécurité qui généralement prennent des années à mettre en place.

Face au calendrier serré, Londres a cependant laissé entendre qu’un accord partiel pouvait être suffisant si aucun accord global n’était pas trouvé d’ici à la fin de l’année. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyena a, elle, prévenu que les discussions seraient « dures » et qu’il serait impossible de s’accorder sur « tous les aspects » sans pousser plus loin les négociations : « Nous devons choisir des priorités. » « Nous sommes prêts à commencer les discussions en février », a pour sa part indiqué le porte-parole de Boris Johnson.

N.B., avec AFP et Reuters

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