Photo : HANDOUT . / X80001 (via Franceinfo)

Le gouvernement proposé par Jemli fera face à un vote de confiance le 10 janvier

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) tiendra le 10 janvier une séance de vote de confiance pour le cabinet formé par le Premier ministre désigné Habib Jemli.

La porte-parole d’ARP Nesrine Laâmari a déclaré que la date avait été choisie par les blocs d’Ennahdha et de Qalb Tounes.

Le Premier ministre tunisien Habib Jemli, désigné par le parti Ennahda, avait annoncé début janvier la composition de son gouvernement formé de personnalités indépendantes, après l’échec des négociations avec les partis politiques. Dans le nouveau gouvernement, le juriste et porte-parole du parquet ainsi que du pôle antiterroriste, Sofiène Sliti, a été désigné ministre de l’Intérieur. Les ministères de la Défense et de la Justice ont été attribués respectivement à Imed Derouiche et Hédi Guédiri, ancien premier président de la Cour de cassation. Le nouveau ministre des Finances reviendrait pour sa part à Lamia Zribi, diplômée en sciences économiques de la faculté de Tunis. Un ex-ministre des Finances, Fadhel Abdelkéfi, a été choisi comme ministre du Développement et de la coopération internationale. A la Jeunesse et aux Sports, Habib Jemli a nommé l’ex-légende du football Tarek Dhiab. L’acteur populaire Fathi Hadaoui a été désigné à la tête du ministère de la Culture.

Le seul ministre reconduit dans la liste de M. Jemli est René Trabelsi, qui maintient son poste de ministre du Tourisme. Le cabinet est composé de 28 ministres dont quatre femmes. Certains membres désignés du gouvernement, qui doit être approuvé par le Parlement, ne sont pas connus par la société civile.

Jemli « confiant »

« Je suis confiant que ce gouvernement sera approuvé par le Parlement », a déclaré M. Jemli à la presse peu après l’annonce de sa composition. Après de très longues consultations, Habib Jemli avait annoncé la semaine passée avoir échoué à rassembler suffisamment de partis pour constituer une coalition gouvernementale.

Ennahdha, bien qu’arrivé en tête des législatives du 6 octobre, doit composer avec une Assemblée profondément fractionnée et divisée, n’ayant que 52 sièges sur 217.

Ingénieur agricole de formation, Habib Jemli, 60 ans, a été secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture de 2011 à 2014, dans les deux gouvernements de Hamadi Jebali et Ali Larayedh, deux membres d’Ennahdha.

La Constitution tunisienne prévoit que, si la confiance du Parlement n’est pas accordée, le Président de la République doit engager « des consultations dans un délai de dix jours avec les partis politiques et les groupes parlementaires, en vue de charger la personnalité jugée la plus apte, en vue de former un gouvernement dans un délai maximum d’un mois ».

Alors qu’un communiqué du parti Qalb Tounes a laissé entendre que ce parti ne soutiendrait pas la formation composée par le Premier ministre, le retard pris dans la composition de la coalition gouvernementale et son entrée en fonctions risque de « repousser davantage les réformes indispensables à la relance de l’économie nationale », commente Franceinfo. « Huit ans après la révolution qui a mis fin à la dictature de Zine El Abidine Ben Ali, la Tunisie, berceau du Printemps arabe, reste confrontée à de nombreux défis », commente le média français.

Avec TAP et AFP

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