Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés aide la Tunisie...

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés aide la Tunisie à se préparer à un « afflux potentiel » de réfugiés

0
PARTAGER

Suite aux bouleversements politiques qu’a connus la Libye, le soulèvement populaire, puis la guerre en 2012, la Tunisie a observé un afflux important de réfugiés libyens : près d’un million de personnes, dont plus de 660 000 Libyens et quelques 200.000 provenant d’autres pays. Le nombre de réfugiés a certes diminué depuis- on dénombre aujourd’hui 800 réfugiés- mais le représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), Mazin Abu Shanab redoute tout de même un possible mouvement de réfugiés vu que la situation actuelle encore chaotique peut évoluer à tout moment, et il faut, selon lui se tenir prêt et établir un plan d’accueil face à un potentiel flux. C’est pourquoi le représentant du Haut Commissariat a fait des visites régulières dans les gouvernorats concernés, notamment Tatouine et Mèdenine, pour y faire le bilan des actions passées et y étudier les prochaines, mais également à Sfax et Sousse pour discuter avec les autorités des décisions à prendre si une telle situation était amenée à se reproduire. Mazin Abu Shanab a tenu à rendre hommage à l’accueil des réfugiés en Tunisie. Il affirme qu’ils ont été relativement bien reçus, bien traités et respectés autant par la population que par les autorités. Il a salué les conditions chaleureuses, par opposition à celles rencontrées dans d’autres pays, et n’a déploré aucun incident majeur. Parallèlement, deux questions majeures sont envisagées : la question des réfugiés à qui il faut venir en aide et soutenir pour un nouveau départ, et la question préoccupante de l’immigration clandestine et des problèmes sous-jacents notamment le sauvetage en mer. En effet, un des projets mis en place par le HCR, avec la collaboration des autorités locales est le projet « Livelihoods » où sont discutées les questions de l’avenir des réfugiés dans les pays d’accueil, lesquels seront soutenus dans leur intégration et leurs projets personnels notamment par le « vocational training ». Par ailleurs, concernant la question de l’immigration clandestine, s’opérant depuis la Tunisie depuis quelques années déjà et surtout après 2011, mais aussi depuis la Libye, dont les clandestins utilisent les eaux territoriales tunisiennes comme point de passage vers l’Europe, un atelier de travail sur le rescue-at-sea » s’inscrivant dans la thématique du sauvetage en mer est organisé à Djerba. L’objectif est de former les autorités aux techniques de sauvetage en mer de se tenir prêt à d’éventuelles interventions humanitaires en Méditerranée.

Pas de commentaires

Laisser un Commentaire