la Tunisie

Le Maroc s’inquiète de voir son attractivité économique diminuer au profit de la Tunisie

La Fédération marocaine des nouvelles technologies de l’information, des télécommunications et de l’off-shoring (APEBI) appelle les pouvoirs publics marocains à prendre toutes les mesures nécessaires pour s’aligner à la réglementation tunisienne prévue dans la prochaine Loi de finances. C’est en tout cas ce que rapporte le média marocain EcoActu, qui estime que la nouvelle loi « Startup Act » adoptée par la Tunisie risque de rendre la destination du royaume chérifien moins attractive en hissant notre pays à la première destination africaine en matière d’attractivité économique pour la création de startups. « Emergence de startups : la Tunisie barrera-t-elle la route au Maroc ? », a ainsi titré le média économique marocain, qui a qualifié la nouvelle loi de « révolutionnaire ».

Conçue par l’écosystème entrepreneurial tunisien dans son ensemble, la loi « Startup Act », dont les décrets d’application seront publiés cet été, porte en effet l’ambition de faciliter la création de startups en octroyant des bourses et des congés aux employés d’entreprise désirant en lancer une et en mettant notamment en place des exonérations d’impôt et une prise en charge par l’Etat de charges salariales et patronales. « Après la fuite des cerveaux marocains (ingénieurs, chercheurs, informaticiens…), il sera question de fuite des startups qui constituent un réel vecteur de développement pour le pays », déplore le média marocain. Celui-ci estime que la réglementation marocaine en matière de promotion des startups est beaucoup moins attractive que celle qui vient d’être adoptée en Tunisie. « En plus d’offrir de nombreux avantages, la nouvelle loi tunisienne permet de surmonter les freins qui entravent l’émergence de startups. Parmi les réponses apportées par cette loi, celle relative à la dotation en devises qui était extrêmement faible et qui empêchait les entreprises d’effectuer leurs achats de services à l’étranger », analyse EcoActu.

« Il faut prévoir une réforme dans la prochaine Loi de finances, et non pas dans trois ans, qui est l’équivalent de 30 ans dans l’écosystème des startups. Nous avons raté pas mal de virages, il ne faut surtout pas rater celui des startups qui peuvent constituer un réel moteur de croissance pour notre économie », a pour sa part alerté le vice-président du pôle startups au sein de l’APEBI.

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