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Le Monde loue « les arènes aux airs de Colisée » de l’amphithéâtre d’el-Jem

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« Moins célèbre, mais tout aussi spectaculaire… L’amphithéâtre d’el-Jem, en Tunisie, n’a rien à envier à celui de Rome. Sans son flot de touristes », écrit le quotidien français Le Monde dans un article publié le 16 août et faisant la promotion de ce monument unique en Afrique du Nord.

C’est un « colosse aux murs de grès », fruit de « gigantesques vestiges romano-africains » qui rappelle « la présence romaine en Afrique du Nord », écrit le quotidien français, ajoutant que « l’ordre des colonnes est corinthien » et les murailles « dorées, de cette couleur qui évoque les dunes sahariennes. Au fur et à mesure de la journée, les parois épousent toutes les teintes du mordoré ».

Revenant sur l’histoire de ce monument imposant par sa grandeur qui contraste avec la petite taille des habitations environnantes, Le Monde rappelle aussi qu’au IIIe siècle, « la riche cité antique de Thysdrus, sur laquelle el-Jem [a été fondé], exportait de l’huile d’olive jusqu’à Rome. Les oliviers sont toujours là, dans la plaine ».

Patrimoine mondial de l’Unesco

L’amphithéâtre a pris la place de deux édifices monumentaux du même genre destinés aux loisirs. Il a ainsi probablement abrité des combats de gladiateurs ainsi que des courses de chars et autres jeux de cirque. Marquant avec quelques autres édifices l’apogée de ce genre de monument, el-Jem a également hébergé des scènes d’exhibition de bêtes sauvages et des reconstitutions de chasses aux fauves dont la mise en spectacle était particulièrement prisée à l’époque. Certains le considèrent comme l’amphithéâtre le mieux conservé d’Afrique du Nord. Il a fait l’objet d’un classement au patrimoine mondial de l’Unesco en 1979.

Revenant sur les épiques spectacles de chasse mis en scène avec des animaux vivants et la pratique de la condamnation aux bêtes (damnatio ad bestias), le terrible supplice pratiqué sous la Rome antique et destiné à torturer et exécuter les parricides, les meurtriers, les rebelles et parfois même les (premiers) chrétiens, l’auteur de l’article évoque une mosaïque du Musée archéologique situé à côté d’el-Jem, qui illustre ce châtiment : « on y voit un homme dévoré par un félin », dit-il.

Pour supporter la chaleur estivale écrasante, Le Monde recommande aux visiteurs d’« aller se rafraîchir dans les sous-sols ». Dans ces immenses galeries, « on parquait les animaux et les esclaves avant qu’ils ne soient hissés sur scène par de rudimentaires ascenseurs ». Et de conclure : « Le géant d’el-Jem nous rappelle à quel point le monde méditerranéen fut le théâtre de mélanges et d’influences diverses ». A el-Jem, « on est tout près de Rome… », conclut le journal français.

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