président de la CAF

Le président de la CAF interpellé puis relâché pour infractions financières et fiscales en France

Ahmad Ahmad, président de la Confédération africaine de football (CAF), s’est entretenu, jeudi, à Paris, avec le président de la fédération égyptienne de football, Hani Abou Rida, sur les derniers préparatifs de la coupe d’Afrique des nations 2019 qui débute le 21 juin peut-on lire dans un communiqué de la FIFA.
Cet entretien a eu lieu juste après qu’Ahmad Ahmad ai été relâché, suite à son interpellation le matin par les autorités françaises pour infractions financières et fiscales. Le Malgache a refusé de parler aux médias à propos de son interpellation et s’est contenté de s’entretenir avec le président de la fédération égyptienne.
Toujours selon le communiqué, la FIFA indique qu’un comité d’éthique a été saisi le mois dernier par le secrétaire général de la CAF, Amr Fahmy, sur des soupçons de corruption et de harcèlement sexuel à l’encontre d’Ahmad Ahmad.
Ce dernier aurait notamment forcé la CAF à acheter des vêtements de sport en passant par une société française à des prix plus élevés, plutôt que directement auprès des fabricants patentés par la CAF. Une signature de contrat qui, selon l’ex-secrétaire général de l’instance continentale Amr Fahmy, aurait été favorisée par la proximité entre Ahmad Ahmad et un des dirigeants de l’entreprise française, et dont le surcoût atteindrait 830 000 dollars (739 000 euros).
L’interpellation du président controversé de la CAF, Ahmad Ahmad dans la matinée de jeudi 06 juin 2019 à Paris, fait toujours couler beaucoup d’encre pour infractions financières et fiscales. Finalement relâché, le président de la CAF a refusé de parler aux médias à propos de son interpellation et s’est contenté de s’entretenir avec le président de la fédération égyptienne de football sur les derniers préparatifs de la coupe d’Afrique des nations 2019.
Rappelons que selon Jeune Afrique, l’interpellation de Ahmad Ahmad serait liée au contrat rompu unilatéralement par la CAF avec l’équipementier allemand Puma pour s’engager avec la société Technical Steel, basée à La Seyne-sur-Mer.
La FIFA précise vouloir « éradiquer » tout ce qui relève de la malversation ou d’un comportement douteux « à tous les niveaux » du football en indiquant au passage, qu’elle n’était pas au courant des détails de cette enquête et n’est donc pas en mesure de faire de commentaire à ce sujet en particulier ».

S.N

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