Les Etats-Unis annoncent la création d’un « groupe de travail » sur l’Iran

Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a annoncé jeudi 16 août la création d’un groupe de travail sur l’Iran. Les travaux de ce groupe auront notamment pour objectif de faire respecter par les autres pays les sanctions économiques américaines visant l’Iran, au risque de sanctions « secondaires » pour les pays qui ne les respecteraient pas.

« Le groupe de travail sera dirigé par l’émissaire spécial pour l’Iran, Brian Hook, et sera chargé de diriger, réévaluer et coordonner tous les aspects des activités du département d’Etat liées à l’Iran », a déclaré Mike Pompeo à la presse. L’objectif est notamment de faire respecter par les autres pays les sanctions économiques contre l’Iran que le président américain Donald Trump a décidé de rétablir début août, a indiqué pour sa part Brian Hook, qui a joué un rôle dans la redéfinition de la stratégie économique et diplomatique de pression du gouvernement américain envers la République islamique depuis le retrait américain annoncé par Donald Trump en mai de l’accord de 2015. Cette cellule de travail est « déterminée à mener un gros effort mondial pour que le régime iranien change d’attitude », a-t-il précisé. « Nous voulons nous synchroniser étroitement avec nos alliés et partenaires dans le monde entier. »

Deuxième série de sanctions dès novembre

Les Etats-Unis ont rétabli début août une première salve de sanctions économiques contre l’Iran, notamment des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes visant les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale. Une deuxième salve doit entrer en vigueur début novembre.
« Notre but est de réduire les importations de pétrole iranien de chaque pays à zéro d’ici au 4 novembre, a également indiqué Brian Hook. Nous sommes prêts à imposer des sanctions secondaires [aux pays qui ne respecteraient pas les sanctions américaines] », a-t-il ajouté.

L’administration américaine a assuré à plusieurs reprises qu’elle ne cherchait pas à obtenir un changement de régime à Téhéran, mais seulement un changement de comportement. Washington a rendu publique une longue liste d’activités auxquelles elle demande à Téhéran de renoncer, notamment son soutien au régime syrien et au Hezbollah libanais, son programme de développement de missiles, son programme nucléaire et les détentions de ressortissants américains.

Espoir d’un rétablissement des relations diplomatiques et commerciales

« Depuis près de quarante ans, le régime de Téhéran est responsable d’un torrent de violence et de déstabilisation à l’encontre des Etats-Unis, de leurs alliés, de leurs partenaires et bien sûr des Iraniens eux-mêmes, a martelé Mike Pompeo. Le peuple iranien et le monde exigent que l’Iran se comporte enfin comme un pays normal. Nous espérons pouvoir bientôt conclure un nouvel accord avec l’Iran mais nous devons d’abord assister à des changements majeurs de comportement de la part du régime à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières. »

Le nouvel émissaire, qui a eu mercredi à Londres des entretiens consacrés à l’Iran avec des responsables britanniques, français et allemands, n’a pas exclu des négociations directes avec les dirigeants iraniens s’ils démontrent un « engagement à changer de comportement ».

Avec AFP

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