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Le président libanais Michel Aoun lors du sommet économique régional à Beyrouth, au Liban, le 20 janvier 2019. Joseph Eid, AFP

Les pays arabes appellent à un rapatriement des réfugiés syriens

Lors d’un sommet tenu dimanche à Beyrouth, le président libanais Michel Aoun a appelé la communauté internationale à « tout mettre en œuvre » pour que les réfugiés syriens puissent rentrer chez eux, « indépendamment » de tout règlement politique du conflit.

A l’issue du sommet économique de la Ligue arabe à Beyrouth au Liban, les pays arabes ont exhorté, dimanche 20 janvier, la communauté internationale à « redoubler d’efforts » pour appuyer le retour des réfugiés, notamment Syriens, dans leurs pays d’origine. Un peu plus tôt dans la journée, Michel Aoun, le président libanais, avait déjà demandé à ce que tout soit mis en œuvre « pour créer les conditions favorables au retour en toute sécurité des Syriens déplacés […], indépendamment de toute solution politique ».

Appel à « soutenir les pays arabes accueillant des réfugiés syriens »

Dans un communiqué intitulé « Déclaration de Beyrouth », les vingt-deux pays membres de la Ligue arabe ont également appelé « les pays donateurs à assumer leurs responsabilités » à l’égard des Etats du Moyen-Orient accueillant des centaines de milliers de réfugiés ayant fui les violences qui frappent la Syrie depuis 2011.

La communauté internationale doit « soutenir les pays arabes accueillant des réfugiés syriens » et favoriser la mise en place de projets de développement afin de réduire « l’impact économique et social de cet hébergement », souligne le texte.

Plus d’un million de Syriens ont trouvé refuge au Liban depuis le début de la guerre civile, en 2011, mais les Nations unies estiment que les conditions ne sont pas réunies pour leur rapatriement. Pour le gouvernement libanais, qui estime leur nombre à un million et demi, leur présence affecte l’économie et met à mal les services publics.

Création d’une banque arabe

Les appels au retour des réfugiés chez eux se multiplient depuis que l’armée syrienne a repris l’essentiel du territoire avec le soutien de l’armée russe et de celle de l’Iran.

Sur le plan économique, les principales résolutions du sommet ont insisté sur la nécessité d’une dynamisation du processus visant à mettre en place une zone de libre-échange arabe et de la création d’un fonds de 200 millions de dollars pour développer l’économie numérique dans la région. Le Koweit et le Qatar ont annoncé dimanche une contribution à hauteur de 50 millions de dollars chacun.

Le président libanais Michel Aoun a aussi proposé la création d’une banque arabe pour financer la reconstruction des pays ravagés par les guerres. Cette structure financière « aiderait tous les Etats et peuples arabes touchés par les conflits à surmonter leur situation critique », a plaidé M. Aoun alors que des guerres font actuellement rage en Syrie et au Yémen, et que les pays voisins doivent composer avec des afflux importants de réfugiés.

En Syrie, le coût des destructions dues à la guerre est estimé par l’ONU à quelque 400 milliards de dollars. La Syrie n’a toujours pas été réintégrée à la Ligue arabe, en raison de divisions persistantes entre les Etats membres. Son siège avait été gelé fin 2011.

N.B., avec France 24 et agences

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