Les Pays-Bas, sur les pas du Royaume-Uni, s’apprêtent-ils à quitter l’UE ?

Les Pays-Bas, sur les pas du Royaume-Uni, s’apprêtent-ils à quitter l’UE ?

0
PARTAGER

Récemment, le principal parti de l’opposition aux Pays-Bas, « Les démocrates chrétiens », a proposé de lancer une enquête exhaustive sur la possibilité de quitter l’UE, jeudi, cette proposition a été voté et adoptée à l’unanimité.
En effet, le projet d’enquête qui porte sur les avantages et les inconvénients à prévoir si les néerlandais se décidaient à quitter la zone euro sera supervisé par le conseiller juridique du gouvernement.
Par ailleurs, plusieurs milieux politiques sont favorables à cette démarche et par extension, à « divorcer » de l’Union. « Un débat approfondi » sur la question a d’ailleurs été programmé pour après les élections législatives qui auront lieu le 15 mars 2017. Le choix de ce timing prouve le sérieux de la démarche puisqu’elle voudrait éventuellement s’appuyer sur un pouvoir politique solide et de longue durée, afin d’aboutir.
Selon le député Pieter Omtzigt, membre du CDA (l’Appel chrétien-démocrate) et l’un des lanceurs de l’initiative, cette étude permettrait aux néerlandais de peser le pour et le contre d’une telle démarche, et de savoir si elle est profitable à l’économie et à l’avenir du pays. Elle permettrait également de savoir comment procéder, et quelles seraient les étapes à suivre.
Les motivations du projet demeurent quant à elles d’ordre économique. Sa proposition émane essentiellement des inquiétudes soulevées par les taux d’intérêt ultra-bas de la Banque Centrale Européenne (BCE) en défaveur à la majorité des épargnants néerlandais, en particulier les retraités, qui sont nombreux aux Pays-Bas. Aussi, elle est motivée par les doutes concernant la légalité et la transparence des programmes d’achat d’obligations.
Notons que le Brexit a suscité une vague d’euroscepticisme dans tout le vieux continent et qu’à l’approche des élections, plusieurs politiques n’hésitent pas à jouer cette carte pour attirer plus d’électeurs. En France, Marine le Pen, présidente du Front National, fait partie du mouvement, elle a d’ailleurs réussi à se faire davantage de sympathisants eurosceptiques grâce à ses opinions en faveur d’une séparation de l’UE.

Pas de commentaires

Laisser un Commentaire