L’Europe est –elle sur la voie d’une « reprise solide » ?

L’Europe est –elle sur la voie d’une « reprise solide » ?

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L’Office européen des statistiques, Eurostat, à publié le 31 janvier des chiffres indiquant que le chômage a continué à baisser en décembre atteignant son plus bas niveau depuis 2009. Il est à 9.6% contre 9.7% enregistrés en novembre.
Les données ont aussi indiqué l’accélération de la croissance dans l’espace européen au quatrième trimestre et que l’inflation s’est approchée en janvier de l’objectif fixé par la Banque Centrale Européenne.

C’est en Allemagne que le taux de chômage est le plus bas où il est de 3,9 %. En France, le taux de chômage est de 9.6% tandis que la Grèce est en tête des pays européens en taux de chômage avec 23% et l’Espagne, en deuxième position avec 18.4%.
Ainsi, hormis l’Allemagne, les pays de l’espace euro ont encore du mal à retrouver le niveau d’emploi d’avant la crise de 2008.
Ayant enregistré un taux de 0.4% au troisième trimestre, la croissance dans l’espace européen a été de 0.5% au troisième trimestre. Les experts assurent que le taux enregistré était meilleur que celui auquel ils s’attendaient. Dans l’ensemble, la croissance a ralenti : contre 2% en 2015, elle est de + de 1.7% en 2016.
Le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, a commenté les chiffres en affirmant que la reprise était solide, pour la cinquième année consécutive, mais n’est toujours pas suffisante pour créer tous les emplois dont ont besoin les pays européens.
L’inflation dans les 19 pays de la monnaie unique a grimpé de 1.1% en décembre à 1.8% en janvier. Il s’approche des 2% fixés comme objectif par la Banque Centrale européenne et constitue un taux supérieur aux attentes des experts, interrogés par Factset.
« Il y a des facteurs sous-jacents qui ne permettent pas encore de remplir les objectifs fixés par la BCE », a aussi déclaré M. Moscovici. En effet, l’accélération de l’inflation dans l’espace européen est liée à la hausse des prix de l’énergie (ils ont grimpé en janvier, à + 8,1 %, contre + 2,6 % en décembre).
L’inflation sous-jacente hors énergie( produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac ) est quant à elle restée stable à 0,9 %.
« La BCE va examiner ces chiffres, et quelques-uns de ses membres demanderont qu’elle abandonne sa politique monétaire de soutien à la croissance» a estimé Bert Colijn, analyste de la banque néerlandaise ING. Il faisait allusion à l’Allemagne. La banque Centrale européenne maintient en effet depuis des mois ses taux d’intérêt à des niveaux bas. Elle rachète massivement des actifs dans le but d’injecter de l’argent dans le système, destiné à la stimulation des prêts et investissements et à la dynamisation de la machine économique européenne.

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