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Libye : l’ONU condamne l’escalade de la violence à Tripoli

Le Secrétaire général des Nations unies, le Portugais Antonio Guterres, a condamné samedi les bombardements aveugles commis par des groupes armés qui ont entraîné la mort d’une quarantaine de personnes et des blessures graves parmi une centaine de civils, y compris des enfants. « Le Secrétaire général rappelle à toutes les parties que le recours aveugle à la force est une violation du droit international humanitaire et des droits de l’homme », a expliqué son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans une déclaration de presse publiée samedi soir.

M. Guterres a par ailleurs exhorté toutes les parties libyennes à permettre l’accès de l’aide humanitaire aux personnes en difficulté, en particulier à celles qui sont bloquées dans les zones de combats ravagées par la violence des conflits. « Le Secrétaire général appelle toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités et à respecter l’accord de cessez-le-feu négocié par l’ONU et les comités de réconciliation », a dit son porte-parole.

Etat d’urgence décrété à Tripoli

Le Représentant spécial du Secrétaire général en Libye, Ghassan Salamé, poursuivra sa collaboration avec toutes les parties pour parvenir à un accord politique durable et acceptable par tous, a ajouté M. Dujarric. Des « bons offices » qui visent à « éviter de nouvelles pertes en vies humaines » et dont doit pouvoir bénéficier le peuple libyen.

En Libye, l’état d’urgence a été décrété dimanche à Tripoli et dans ses environs, en raison de violences entre milices rivales qui ont déjà coûté la vie à 39 personnes, a annoncé le gouvernement soutenu par les Nations unies. « En raison des dangers que présente la situation actuelle et dans l’intérêt public, le conseil présidentiel déclare l’état d’urgence dans la capitale, Tripoli, et ses environs pour protéger les civils, les propriétés publiques et privées et les institutions vitales », a fait savoir un communiqué du gouvernement. Selon le bilan officiel communiqué vendredi soir, en plus des 39 personnes tuées, une centaine de personnes ont été blessées, dont une majorité de civils, en cinq jours d’affrontements entre milices rivales dans les quartiers sud de Tripoli.

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