«L’Occident doit réparer ses erreurs commises en Libye» d’après le cousin du...

«L’Occident doit réparer ses erreurs commises en Libye» d’après le cousin du colonel Kadhafi

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Le 17 février 2017 marque le sixième anniversaire du début de la révolution « lybienne », qui a suivi l’élan du «Printemps arabe» entamé en Tunisie, suivi en Egypte en 2011. Aujourd’hui, la Libye est dévastée par une guerre civile, et souffre d’une instabilité proche du chaos.
D’après Ahmed Kadhaf al-Dam, dirigeant politique du Front de la lutte nationale libyenne et cousin de Mouammar Kadhafi, c’est l’Occident qui est responsable de cet état de délitement, l’Occident qui serait même à l’origine de ce conflit interne. Pour lui, il doit réparer les dégâts qu’il a contribué à causer.
Ahmed Kadhaf al-Dam a également ajouté que le Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que l’OTAN étaient responsables de la tragédie libyenne. Tragédie qui mine au quotidien un pays, qui a encore du mal à se relever, et qui a subi destructions, déplacement de plus d’un tiers de sa population, pillages de richesses, fermeture des écoles, et difficile accès aux produits de première nécessité et aux médicaments.

« Après la reconnaissance par l’ex-président américain Barack Obama de ses erreurs, après les conclusions tirées par la Commission des affaires étrangères de la Chambre des communes du Royaume-Uni et par l’ex-premier ministre italien Silvio Berlusconi, nous exigeons que des excuses nous soient présentées. Celui qui a commis les erreurs doit les corriger », a-t-il souligné.

Le cousin de Kadhafi a tenu à rendre hommage au colonel en louant son expérience, sa connaissance du sujet africain, de la situation des pays du Maghreb et du Proche-Orient, ses qualités d’homme d’histoire et de révolutionnaire, qui avait bien analysé la situation et prédit les circonstances actuelles, selon lui.
Il a par ailleurs développé l’idée que l’Occident souhaite une forme de status quo dans la région, et que l’instabilité du pays arrange l’agenda politique des occidentaux qui n’aspirent pas y mettre un terme, qui du reste ne font pas beaucoupd’efforts pour instaurer un dialogue, sans quoi il n’y a pas de reconstruction possible.
Arrivé en Libye en février 2011, la légitime aspiration d’un peuple pour sa liberté et pour la démocratie s’est transformée en guerre internationale qui a brisé et emportédes milliers de vies tout en désintégrant politiquement et économiquement le pays en proie aux mouvements extrémistes et fragilisé par le terrorisme.

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