les victimes de traite des humains

L’ONU appelle à protéger les victimes de traite des humains

A l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a déclaré le 30 juillet 2018 que les droits des victimes des trafiquants, des passeurs et d’autres formes modernes d’esclavage ou d’exploitation devaient constituer une priorité absolue. « La traite est un crime odieux qui se nourrit des inégalités, de l’instabilité et des conflits », a déclaré M. Guterres dans un communiqué publié dimanche par l’ONU, ajoutant que les trafiquants exploitaient la détresse d’autrui et aimaient à s’attaquer aux plus démunis pour les priver de leurs droits les plus fondamentaux.

« Les enfants et les jeunes, les migrants et les réfugiés sont des cibles de choix. Les femmes et les filles se retrouvent encore et toujours dans la ligne de mire. Nous parlons ici d’exploitation sexuelle odieuse, dont font partie la prostitution contrainte, le mariage forcé et l’esclavage sexuel. Nous parlons ici du commerce effroyable des organes humains », lit-on également dans le communiqué de l’ONU rapportant le message du Secrétaire général. La traite des êtres humains, multiforme et ignorante des frontières, est ainsi pratiquée par des trafiquants agissant en toute impunité. « Leurs crimes sont loin de recevoir l’attention requise. Cela ne peut plus durer. »

L’ONU, a-t-il affirmé, est déterminée à prendre des dispositions pour que les trafiquants soient traduits en justice tout en s’attachant à protéger et soutenir leurs victimes.
Dans leur projet de pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières qui sera adopté en décembre, les Etats Membres se sont par ailleurs « montrés résolus à prévenir, combattre et éliminer la traite des êtres humains dans le contexte des migrations internationales ».

« En cette Journée mondiale de la lutte contre la traite des êtres humains, nous devons nous rassembler autour des questions fondamentales que sont la prévention, la protection et les poursuites afin de construire un avenir où ce crime ne saurait exister », a affirmé M. Guterres.

L’organisation a également mis en garde contre les nouvelles méthodes d’exploitation de la détresse humaine utilisées par les trafiquants : ces derniers ont de plus en plus recours à Internet (applications, forums de discussion, etc.), particulièrement fréquenté par des jeunes prompts à croire aux messages trompeurs, et aux nouvelles technologies en général pour élargir le spectre de leurs cibles.

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