L’UE promet « une facture très salée » à Londres, à la...

L’UE promet « une facture très salée » à Londres, à la suite de son Brexit

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Récemment, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a promis de facturer à Londres « une facture très salée » pour son Brexit, on sait maintenant que le montant qui sera exigé avoisine les 60 milliards d’euros.

En effet, devant la détermination de Theresa May à déclencher la procédure de sortie de l’UE, des avertissements de Bruxelles se succèdent comme pour entraver l’enthousiasme des anglais. Le divorce alors s’annonce difficile et surtout, coûteux.

Dans ce contexte, l’Allemagne, la France, la Tchèque et l’Italie ont approuvé le projet de la Commission Européenne qui obligerait le Royaume-Uni à payer 60 milliards d’euros sous forme de compensation. The Guardian estime que le montant pourrait atteindre les 80 milliards d’euros, le journal dans ses estimations se refère d’ailleurs à des sources bruxelloises.

Mais pourquoi une telle somme ? Les commissaires européens évoquent des obligations budgétaires comme le financement de projets européens que le Royaume-Uni a déjà approuvé. Ces projets faramineux sont très chers à réaliser et concernent en partie la rénovation de l’infrastructure.
Pour l’instant, Londres n’a pas commenté officiellement le plan de compensation. Par ailleurs, les futurs rapports GB-UE s’annoncent déjà complexes. Dans ce contexte, Juncker a déclaré devant les membres d’un comité réunissant des députés, sénateurs et députés européens belges : « Ce sera une négociation difficile, qui prendra des années, pour nous mettre d’accord sur les modalités de sortie et pour nous mettre d’accord sur l’architecture future des relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ».

Aussi, les intérêts économiques ne semblent pas être la seule raison qui pousse l’UE à facturer ainsi le Royaume-Uni. En effet, le message « on ne divorce pas ainsi de l’Union Européenne » se lit clairement compte tenu du montant de la facture.
Graham Moore, politologue britannique, a expliqué dans un entretien accordé à la chaîne RT que la mise en garde est lancée : vous ne devez pas suivre l’exemple de Londres. Il ajoute : « Depuis 1997, le Royaume-Uni a perdu 160 milliards de livres sterling (soit 190 milliards d’euros) à cause d’arnaques avec les impôts à l’Union européenne. Cet argent a été volé aux contribuables britanniques. Comparez cette somme avec la facture que la commission européenne s’apprête à présenter et vous comprendrez qui doit à qui ».
Pour l’instant, la question reste ouverte mais on pourrait s’attendre à un véritable bras de fer dans le futur sur base de conflit d’intérêts entre Bruxelles et Londres. Rappelons enfon que le Brexit a été voté par une grande partie des britanniques lors d’un référendum qui s’est tenu le 23 juin 2016. Le projet de loi détaillant les termes de la sortie a par la suite été approuvé par la Chambre des Communes du Parlement britannique.

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