l'Etat islamique

Malgré ses lourdes pertes territoriales, l’Etat islamique continue de semer la terreur

Une carte infographique du Clarion Project, organisation à but non lucratif de lutte contre l’extrémisme, montre comment l’Etat islamique (EI), loin d’être totalement vaincu, continue de semer la terreur à travers le monde, en dépit de la perte territoriale, quasi-totale, qu’il a essuyée tout au long de ces trois dernières années.

Progressivement chassé de presque tous les territoires qu’il occupait en Syrie et en Irak, le groupe ultra-radical continue toutefois d’être présent dans le désert syrien et dans les zones reculées de la frontière syro-irakienne, relève le Clarion Project.

Mais il continue également à sévir partout dans le monde. Bien que la majorité des attaques terroristes revendiquées par l’EI en 2018 ait eu lieu au sein du territoire qu’il a contrôlé depuis la création du « Califat », en Irak et en Syrie, certaines ont en effet été perpétrées dans des pays occidentaux, notamment en France et aux Etats-Unis. Le reste des attaques ayant eu lieu en Russie, en Tunisie, au Yémen, en Egypte et en Afghanistan, provoquant des dizaines de morts. Encore très actif au Moyen-Orient, l’EI est doté de capacités de mener des attaques par des “loups solitaires” ou de petites cellules dormantes en Occident.

L’EI est devenu difficile à localiser

La carte du Clarion Project compte notamment huit attentats graves commis en Irak et cinq attaques en Syrie depuis le début de l’année. En plus d’avoir revendiqué des attentats-suicides au Yémen, ravagé par la guerre civile, et publié des vidéos d’exécution en Egypte et en Afghanistan, l’organisation terroriste a également affirmé qu’elle était derrière l’attaque commise contre une patrouille militaire tunisienne à la frontière algérienne dimanche 8 juillet. L’EI avait précédemment revendiqué l’attaque terroriste perpétrée en février contre une église du Daghestan, en Russie, lors de laquelle cinq civils avaient été tués, ainsi qu’une attaque au couteau au centre de Paris, menée par un loup solitaire en mai.

La clandestinité de l’EI et l’ancrage social qu’il a réussi à opérer jouent en sa faveur. « Après son entrée dans la clandestinité, l’EI est devenu beaucoup plus difficile à localiser, comme le sont également devenues ses forces d’opération. Il est par ailleurs facile pour l’EI d’agir dans les endroits où il dominait et où il dispose encore d’un soutien et de ressources locales, comme en Syrie et en Irak », a expliqué Ran Meir, analyste du Clarion Project cité par le Daily  Mail.

De plus, même si l’organisation s’est retirée des grandes villes où elle s’était établie, il est toujours très facile pour elle d’y agir car aucun des pays de la région affectés par les guerres des dernières années n’est encore sorti de l’instabilité et de la violence.

« Les idées sont beaucoup plus difficiles à éradiquer »

En plus de disposer d’un certain nombre de cellules dormantes en Europe et aux Etats-Unis, l’EI est fort d’un soutien symbolique encore tenace et peut compter encore sur une adhésion à son idéologie, ce qui le rend très difficile à déloger.

«Les idées sont beaucoup plus difficiles à éradiquer. Et si l’EI peut toujours être opérationnel au Moyen-Orient sur une base quotidienne, il peut toujours continuer à l’être en Occident. C’est fondamentalement une question d’opportunités et de motivation », a prévenu l’analyste du Clarion Project.

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