Matteo Salvini

Matteo Salvini en visite en Tunisie ce jeudi

Le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, a annoncé dimanche soir sur son compte Twitter qu’il effectuera une visite en Tunisie le jeudi 27 septembre. En filigrane, la difficile question de la gestion migratoire coordonnée au niveau méditerranéen, l’homme de droite estimant que des pays comme la Tunisie et la Libye auront dans les années à venir un rôle important à jouer dans la gestion de ce dossier, notamment en mettant en place des « centres de détention et d’identification » pour les migrants désirant rejoindre les côtes européennes. Il s’agirait de centres, que certains décrivent d’ailleurs comme des « camps », qui seraient installés dans les pays du sud de la Méditerranée, comme la Tunisie, l’Algérie, le Maroc ou l’Egypte et vers lesquels seraient transférées les personnes secourues en mer et où s’effectuerait un tri entre les migrants économiques et les candidats à l’asile. Une initiative jusque-là fermement remise en cause et refusée par les autorités tunisiennes et libyennes.

Lors d’une conférence de presse sur la sécurité tenue à Rome au Palazzo Chigi, siège de la présidence du Conseil des ministres, le vice-président du Conseil a déclaré que « jeudi aura lieu ma première mission en Tunisie » et qu’un prochain déplacement aura lieu au Nigeria « car ce sont deux pays à partir desquels il existe une fréquence importante de départs de migrants vers l’Italie ». « Nous consacrerons une attention particulière » à la résolution de la crise migratoire « avec ces deux pays ».

Le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini ne cesse de multiplier les menaces, les provocations et les mesures sécuritaires drastiques contre les migrants africains sur le sol de la Péninsule. Dans des messages postés notamment sur son compte Twitter, il menace régulièrement de renvoyer en Libye des migrants et d’opposer aux navires humanitaires des interdictions de débarquer.

A propos de la Tunisie, Salvini a déclaré le 3 juin dernier qu’il y a « de plus en plus de migrants clandestins qui arrivent de Tunisie ici. Ce ne sont pas des réfugiés de guerre mais bien souvent des délinquants et ex-détenus ». Une phrase qui sonne comme une remontrance et qui a suscité l’incompréhension et l’indignation de l’autre côté de la Méditerranée, y compris des Affaires étrangères tunisiennes.

Hier, un nouveau tour de vis sécuritaire a été adopté en Italie, où un décret-loi prôné par Matteo Salvini et comprenant plusieurs mesures drastiques dans le domaine de la sécurité et de la politique migratoire a été adopté par le Conseil des ministres italien, déclenchant les critiques de la presse et de l’opposition, y compris dans les rangs du Mouvement 5 étoiles, allié gouvernemental de la Ligue du Nord de M. Salvini.

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Une pensée sur & ldquo; Matteo Salvini en visite en Tunisie ce jeudi & rdquo;

  1. Encore heureux qu’il n’annonce pas un renvoi « manu militari » de tous les immigrés clandestins tunisiens en situation irrégulière et de tous les détenus nationaux qui croupissent dans les geôles italiennes…

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