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Michèle Alliot-Marie : « je n’ai jamais dit que je souhaitais envoyer en Tunisie des policiers ou des gendarmes français pour aider le régime à maintenir l’ordre »

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Michèle Alliot-Marie, femme politique française, exerçant actuellement comme députée européenne, a été très critiquée quand elle était ministre des Affaires étrangères et européennes sous Sarkozy, notamment pour avoir proposé « le savoir-faire » des forces sécuritaires françaises « reconnues dans le monde entier » pour « régler des situations sécuritaires de ce type », en faisant allusion aux manifestations en Tunisie qui ont conduit à la chuûte du régime de Ben Ali.

En effet, ses déclarations ont suscité de vives réactions de la part de l’opposition et une partie de la presse française, à l’instar du « Canard enchaîné » et de « Mediapart ». Sa voix devenue « inaudible » selon François Fillon l’a obligée à présenter sa démission trois mois et treize jours après sa nomination. Récemment, Le Parisien a publié une interview dans laquelle elle est revenue sur ses propos.
A propos du général Ammar, elle a confié que « c’est un homme sincère, remarquable, un militaire à l’esprit républicain, très respectueux des institutions, des valeurs démocratiques, toujours soucieux de se tenir à l’écart de la politique ».

Concernant son soutien supposé au régime de Ben Ali, elle a indiqué : « la dernière fois que j’ai vu l’ancien président, en tête-à-tête, c’était en 2006, dans mes fonctions de ministre de la Défense. Je n’avais aucun contact privilégié avec lui ».

Pour revenir à ses propos qui ont suscité la polémique, Alliot-Marie a simplement répondu : « Certains ont voulu donner à mes propos une interprétation contraire à ma pensée. C’est une polémique stérile et sans fondement. Soyons clairs, je n’ai jamais dit que je souhaitais envoyer en Tunisie des policiers ou des gendarmes français pour aider le régime à maintenir l’ordre. C’est impossible juridiquement, impossible moralement et tout simplement aberrant ».

Elle a ajouté : « je suis attachée à la liberté, je pense qu’on doit pouvoir manifester sans mettre en jeu sa sécurité, comme c’est le cas en France. C’est ce que j’ai voulu dire, rien de plus. Et je n’ai, moi, pas attendu le départ de l’ex-président pour dire clairement que je déplorais les morts et l’usage disproportionné de la force. Au moment où certains ont lancé la polémique, j’étais au Qatar en train de parler des chrétiens d’Orient et de défendre la tolérance religieuse. Si j’avais été à Paris, j’aurais pu plus vite et mieux expliquer le fond de ma pensée ».

A noter que début février 2011, Fillon qui était alors Premier Ministre a admis que MAM avait autorisé la livraison de grenades lacrymogènes à la police tunisienne, que la douane française a refusé de livrer pour non-confirmation. Le 18 janvier 2011, la ministre a annulé la livraison.

N.B

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