Mixité et représentation des femmes dans les sphères de pouvoir en Afrique...

Mixité et représentation des femmes dans les sphères de pouvoir en Afrique : ce qu’en dit le Women Matter Africa

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Le dernier rapport Women Matter Africa réalisé par le cabinet McKinsey révèle plusieurs points quant à la représentation de la femme aux postes de pouvoir qu’elle soit dans les entreprises ou en politique.
La femme africaine au sein de l’entreprise
En effet, de manière générale, les chiffres affichent une nette amélioration comparée à quelques années auparavant. Certains chiffres ont d’ailleurs dépassé les moyennes mondiales même si leur distribution n’est pas équitable sur toutes les régions africaines.
A fin de mener à bien cette enquête, des données ont été récoltées puis traitées auprès de 55 grandes entreprises basées en Afrique, 35 femmes dirigeantes lors d’interviews, 210 entreprises cotées sur 14 places boursières africaines, et des analyses financières sur les performances de celles-ci. Dans ce cadre, la mixité au conseil d’administration semble être un facteur d’amélioration des performances financières. Les entreprises qui donnent ses chances aux femmes dans la direction affichent de meilleurs résultats que celles qui ne développent pas la mixité. Cependant, la moyenne des femmes qui ont accès à un poste de cadre, de chef d’entreprise ou de haute responsabilité dans le secteur privé ne dépasse pas les 5%, soit de 1% supérieur à la moyenne mondiale (qui est de 4%).
Pour le reste des postes, les femmes sont tout de même bien représentées avec un taux de 47%.
Booster davantage la participation féminine à la direction reste par ailleurs ignoré par 25% des chefs d’entreprises interrogées, et il n’et prioritaire qu’aux yeux de 31% de dirigeants.
La femme africaine en politique
En politique, une nette amélioration est à noter d’emblée malgré une représentation qui reste timide.
En effet, dans l’espace de quinze ans entre 2000 et 2015, la proportion des femmes siégeant aux parlements africains a doublé pour atteindre le quart, soit 25%. Quant à la proportion de portefeuilles ministériels, elle a été multipliée par cinq atteignant les 22% sur une durée qui va de 1980 à 2015. Cette évolution est due aux quotas établis par les parlements dans plusieurs pays africains qui favorisent la participation des femmes aux pouvoir. De même, des partis politiques qui travaillent à attirer des électrices favorisent le travail des femmes au sein de leurs partis.
En revanche, ces résultats ne sont pas généralisés à toutes les zones géographiques. A titre d’exemple, les pays de l’Est africain ont affiché le taux de représentation parlementaire des femmes le plus élevé dans le continent. L’Afrique australe les suit de près avec une moyenne de 25% pour enfin chuter en Afrique du nord (22%) et plus spécialement au Maroc (18%), affichant des chiffres au dessous de la moyenne mondiale.
Pour achever son rapport, le cabinet McKinsey a tenté de dresser sous forme d’axes les points à travailler afin de promouvoir au mieux la mixité en Afrique. Ces axes concernent en premier lieu la direction et le conseil d’administration, qui doivent intégrer la mixité parmi leurs priorités stratégiques, miser sur les initiatives féminines, avoir une attitude ferme contre la discrimination et le sexisme et tenter une approche globale de transformation au sein de l’entreprise.

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