Montréal : ville-sanctuaire pour les réfugiés illégaux

Montréal : ville-sanctuaire pour les réfugiés illégaux

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Plusieurs villes canadiennes se sont portés volontaire pour devenir des « sanctuaires » pour les réfugiés illégaux : Toronto, Hamilton, Vancouver, et récemment Montréal a suivi le mouvement et se déclareelle aussi « ville-sanctuaire » pour les réfugiés illégaux. Les conseillers municipaux de la métropole québécoise ont adopté, à l’unanimité, cette déclaration, proposée par le maire Denis Coderre, qui était un ancien ministre de l’Immigration.
En devenant une «Ville sanctuaire», Montréal prévoitque ses 50 000 sans-papiers soient traités comme tous les autres citoyens.Montréal devient ainsi une ville qui protège les immigrants sans-papiers des risques d’expulsion.
Manifestement, le maire de la métropole québécoise a voulu montrer que sa ville était sensible à l’afflux de réfugiés en provenance des Etats-Unis. Depuis le début de l’année seulement, plus de 450 personnes ont passé la frontière américaine à moins d’une heure de route de Montréal, pour demander l’asile au Canada. La majorité des migrants sont originaires du Soudan, d’Erythrée ou de Somalie, et inquiétés par la politique anti-immigration du président américain Donald Trump souhaitent venir au Canada.
Faute de directives précises, un sans-papier arrêté par la police pour ne pas avoir payé le métro risque encore l’expulsion. Si elle veut mieux protéger les réfugiés, la municipalité de Montréal devra donc demander l’aide des gouvernements du Québec et du Canada. Un tel appui permettrait de leur fournir des soins de santé, l’éducation gratuite pour les enfants, et surtout leur éviter d’être expulsés du pays. C’est pourquoi le maire Coderre compte ainsi interpeller les gouvernements provincial et fédéral afin qu’ils «emboîtent le pas» de Montréal et changent leurs politiques d’immigration.
Cependant, la déclaration adoptée par les élus de Montréal reste largement symbolique. Le collectif Solidarité sans frontières a d’ailleurs jugé que cette initiative donnait un faux sentiment de sécurité aux réfugiés.Il souligne d’ailleurs que Montréal n’a pas encore «tous les outils nécessaires pour être réellement une ville sanctuaire. »

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