Photo : Reuters

Mort de Soleimani : Une foule immense assiste à la prière du guide suprême iranien devant le cercueil du général

Le général Qassem Soleimani, personnalité importante de l’Etat iranien, a été tué vendredi dans un raid américain commandité par Donald Trump.

La foule compacte s’est rassemblée bien avant 8 heures ce lundi à côté de l’université de Téhéran. C’est là que le guide suprême iranien devait rendre hommage au général iranien Qassem Soleimani, tué vendredi par une frappe américaine en Irak.

Entouré du président iranien Hassan Rohani, du président du Parlement Ali Larijani, du chef des Gardiens de la Révolution, le général Hossein Salami et du chef de l’Autorité judiciaire, Ebrahim Raïssi, l’ayatollah Ali Khamenei, fortement ému, a prononcé une prière en arabe peu après 9h30 avant de quitter les lieux. Enveloppés aux couleurs du drapeau iranien, les cercueils du général et de ses compagnons d’armes devaient ensuite quitter l’université pour être honorés par une foule immense amassée dans le centre de Téhéran pour rendre hommage au soldat le plus populaire d’Iran. « Se tenant debout devant d’autres dignitaires iraniens devant le cercueil du dirigeant de la Force Qods des Gardiens de la révolution, exposé dans une mosquée de Téhéran, [Ali Khamenei] a eu la voix brisée par l’émotion, ce qui l’a forcé à prendre une pause pendant la prière funéraire », commente Radio Canada Info.

Dans la foule, de nombreux portraits du général défunt étaient arborés, ainsi que des drapeaux rouges (couleur du sang des « martyrs »), mais aussi des drapeaux libanais ou irakiens, indique l’AFP. D’autres panonceaux affichaient des textes en anglais appelant à venger la mort du général Soleimani.

Faisant référence au général Soleimani et aux autres Iraniens tués avec lui, la télévision d’Etat, qui couvre l’événement en direct avec force vues aériennes du centre de la capitale titre en bandeau : « Résurrection sans précédent de la capitale iranienne en accueillant Haj Qassem et les martyrs de la résistance ».

Réactions en Europe

Dimanche, les dirigeants allemand, français et britannique se sont accordés pour œuvrer à la désescalade au Moyen-Orient. « La chancelière (Angela Merkel), le président français (Emmanuel Macron) et le Premier ministre britannique (Boris Johnson) ont convenu de travailler ensemble pour réduire les tensions dans la région », a déclaré un porte-parole du gouvernement allemand cité par Franceinfo, après qu’Angela Merkel s’est entretenue par téléphone avec Emmanuel Macron et Boris Johnson.

Trois jours après la mort du général iranien Qassem Soleimani, Emmanuel Macron s’est entretenu avec le président américain, Donald Trump, a indiqué l’Elysée, dimanche 5 janvier. Le président français, qui n’a pas « déploré, condamné ou regretté » l’assassinat, a assuré son homologue américain de « son entière solidarité avec les alliés ». Il a aussi « exprimé sa préoccupation concernant les activités déstabilisatrices de la force Al Qods sous l’autorité du général Qassem Soleimani » et rappelé « la nécessité que l’Iran y mette maintenant un terme ».

Le président a marqué « la détermination de la France à travailler aux côtés de ses partenaires régionaux et internationaux à l’apaisement des tensions ». Il a réaffirmé que, selon lui, « la priorité devait aller à la poursuite de l’action de la coalition internationale contre Daech, dans le plein respect de la souveraineté de l’Irak, pour sa sécurité et pour la stabilité régionale ».

Avec Franceinfo, Radio Canada et 20 minutes

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