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Le New York Times revient sur le dernier discours de Youssef Chahed et sa promesse de restaurer la confiance en l’Etat

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Le célèbre quotidien américain The New York Times est récemment revenu sur le dernier discours du Chef du Gouvernement Youssef Chahed devant les élus du peuple au sein de l’ARP, lors duquel il a promis de restaurer la confiance en l’Etat, notamment grâce à la lutte contre la corruption.

En effet, jeudi le 20 juillet 2017, Chahed a promis d’intensifier sa campagne qui vise à éradiquer la corruption et de rétablir ainsi la confiance populaire et politique en l’Etat. Il a de même avancé que personne, peu importe son influence politique, sa situation économique et l’étendue de son pouvoir n’échapperait à la justice s’il est impliqué dans des affaires de corruption.

Dans ce cadre,le New York Times a souligné le soutien populaire dont jouit cette campagne gouvernementale en rappelant que la corruption fût l’un des principaux catalyseurs de la révolution de 2011. Pour le journal, la corruption empêche les tunisiens de jouir pleinement des conséquences positives de la révolution qui ont fait émerger le pays comme « une démocratie » avec des « élections libres ».

Pour rappel, au cours des deux derniers mois, le gouvernement tunisien a confisqué des biens et des comptes bancaires gelés de 15 hommes d’affaire arrêtés pour suspicion de corruption.Peu de temps après, les autorités ont renvoyé plus de vingt employés de la douane et transféré des dizaines d’autres sous enquête pour des soupçons d’implication dans la corruption.

Dans ce contexte, Chahed a déclaré : « Au cours de notre guerre contre la corruption, nous avons confisqué environ 700 millions de dinars (286 millions de dollars) en devises étrangères et environ un milliard de dinars de marchandises de contrebande ». Il a aussi affirmé que le slogan d’aujourd’hui est « Non à l’immunité pour la corruption à personne », quelles que soient ses affinités politiques, « les crimes de la corruption ne passeront pas ».

Il s’agit de toute évidence d’une référence à l’homme d’affaires influent Chafik Jaraya, qui n’hésitait pas jusqu’à une date récente de s’afficher dans tous les médias. Ce dernier entretenait des contacts politiques en Tunisie et en Libye et a aidé à financer les campagnes de certains partis lors des dernières élections de 2014.

Jaraya a été arrêté en mai. Son avocat rejette les accusations qui pèsent contre lui, avançant qu’il est victime d’une « vendetta politique ».Certains ont critiqué la campagne de Chahed la qualifiant de mise en scène politique et de moyen de régler les comptes au sein de Nidaa Tounes.

Ces suggestions ont été niées en bloc par le Chef du Gouvernement. Pour sa part, l’Instance de lutte contre la corruption continue ,selon le New york Times à avertir que la corruption coûte à la Tunisie des milliards de dollars par an en pertes.

N.B

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