Nouvelles mesures pour organiser les activités des missions étrangères en Tunisie

Nouvelles mesures pour organiser les activités des missions étrangères en Tunisie

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Mercredi le 22 février 2017, Khmaies Jhinaoui a appelé les ambassades étrangères à Tunis à coordonner avec le ministère des Affaires Etrangères avant d’organiser des rencontres avec des responsables tunisiens ou encore d’effectuer des déplacements à l’intérieur du pays.

En effet, cette mesure a été annoncée lors de la rencontre du ministre avec les ambassadeurs accrédités à Tunis, elle comprend la coordination dans des délais raisonnables avec les services du ministère des Affaires Etrangères avant d’arranger des réunions avec des hauts cadres de l’Etat ou encore de fixer les dates de visite à des institutions publiques.

Le communiqué publié jeudi le 23 février tend à expliquer les motivations de cette mesure. Il indique au début sa conformité aux coutumes diplomatiques avant de préciser qu’elle facilitera la tâche des chefs des missions diplomatiques en Tunisie tout en conférant le temps suffisant aux responsables tunisiens pour se préparer à d’éventuelles négociations de dossiers en rapport avec la coopération bilatérale. De même, le but selon est le communiqué d’assurer au mieux la protection des ambassadeurs lors de leurs déplacements.

Au fond, il est plus probable que ces mesures soient en réponse aux critiques de certains politiques, syndicalistes et médias, qui accusent les autorités tunisiennes de laxisme vis-à-vis l’activité des missions étrangères qui a dépassé les limites de l’acceptable. En effet, à l’instar du député du FP Ammar Ammroussia, certains ne voient pas d’un bon œil les meetings entre les ambassadeurs et les leaders de partis politiques, ou encore leurs déplacements libres partout en Tunisie de certains diplomates, ils estiment que ces rencontres et ces agissements sortent du cadre diplomatique et interfèrent dans la politique du pays tout en portant atteinte à sa souveraineté.

Outre ce point, l’ascension de la diplomatie populaire, ou encore de la diplomatie parallèle ou officieuse, mené par des leaders de partis politiques qui se permettent de parler au nom de la Tunisie dans des rencontres internationales, a certainement joué son rôle dans la déclaration des nouvelles mesures.

 

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