Opinion : Le flanc sud du monde arabe : Quels risques...

Opinion : Le flanc sud du monde arabe : Quels risques encourus ?*

1
PARTAGER

Par Ali Hachani, ancien Ambassadeur, ancien Représentant Permanent de Tunisie auprès de l’ONU

Le monde arabe, bastion de cultures plusieurs fois millénaires et qui a offert à l’humanité ce qu’elle a de plus précieux en matières de spiritualité, de pensée et de sciences, n’est pas uniquement malade aujourd’hui  de sa partie orientale, avec l’éternel problème de la Palestine, doublé récemment d’autres problèmes ayant pour noms l’Irak, la Syrie, le Yémen, le conflit entre les pays du Golfe et entre ces derniers et l’Iran, ni seulement de sa partie maghrébine avec l’insoluble problème du « Sahara occidental » auquel s’est ajouté celui de la Libye. Les pays arabes ne souffrent pas uniquement du phénomène du terrorisme (autoproduit ou venant d’ailleurs) ainsi que de conditions économiques en constante dégradation pour la plupart de leurs peuples. D’autres problèmes vieux dans leurs racines mais ressuscités et aggravés à dessein voient le jour pour maintenir cette partie de la planète en constante ébullition.

En effet, cette région voit resurgir sur ses frontières méridionales de vieux conflits ou naitre de nouveaux ayant pour origine cette fois l’exploitation des richesses hydrauliques que recèlent les terres et les hauteurs s’étendant de l’Egypte à la corne de l’Afrique en passant par le Soudan et d’autres pays certes non arabes d’origine mais ayant eu des relations historiquement étroites avec l’Afrique du Nord.

Le cours du Nil, avec ses nombreux affluents, en particulier le Nil Bleu et le Nil Blanc, a été depuis des siècles un lien physique important entre les pays qu’il traverse et objet de convoitise parmi ces pays et avec les puissances coloniales qui les ont occupés. Aujourd’hui la convoitise est rendue plus grave par les changements climatiques et la raréfaction des ressources en eau sur le continent africain ainsi que l’accroissement démographique naturel qu’il connait, notamment dans les pays traversés par ce fleuve, facteurs qui risquent de poser le problème de la satisfaction des besoins alimentaires de populations toujours plus nombreuses. Ce risque semble imminent en Egypte et au Soudan, deux pays arabes qui sont de surcroit handicapés du fait qu’ils ne peuvent, pour l’essentiel, contrôler le débit des eaux étant en aval de la principale source se trouvant plus au sud dans des pays qui sont eux même en pleine croissance démographique et économique nécessitant un recours de plus en plus intensif aux ressources en eau existantes.

Comme si cette situation n’était pas suffisamment compliquée, elle s’est récemment imbriquée aux luttes d’influence menées par diverse puissances locales et mondiales qui s’intéressent, chacune pour ses propres raisons, à cette région et à ses ressources hydrauliques et pétrolières ainsi qu’à ses voies maritimes avec, en surplus, la multiplicité des idéologies conflictuelles qui la traversent, ce qui en fait l’un des carrefours les plus explosifs dans le monde. Ce carrefour a longtemps constitué l’extension hospitalière du monde arabe et son flanc sud et est aujourd’hui en voie de perdre son caractère pour devenir objet de luttes fratricides, et peut être bientôt de guerres ouvertes dont les peuples arabes risquent d’être, comme toujours, la principale victime. En fait certains observateurs jugent qu’il n’est pas impossible que cette zone soit concernée par un conflit majeur en 2018, bien que les principaux protagonistes déclarent une telle évolution éloignée de leurs objectifs.

Le plus alarmant est que, face à ce danger, aucune réflexion arabe commune n’est engagée, aucune action collective sérieuse pour prévenir ce danger n’est envisagée. Bien au contraire, des pays arabes importants, comme l’Egypte et le Soudan, se trouvent aujourd’hui opposés sur la question de l’exploitation des eaux du Nil et sur les enjeux stratégiques de la région allant de l’Afrique du Nord et de l’Est à la région du Golfe. Des pays arabes non moins importants comme l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, Qatar, le Yémen se concurrencent pour essayer de dominer des points névralgiques de la région. Ce faisant, tous ces pays et d’autres encore, qui aujourd’hui s’entredéchirent, sont endigués par plus forts ou plus adroits qu’eux et sont en passe de perdre tout contrôle sur cette région au détriment de leurs intérêts vitaux. En effet :

       1/L’Egypte, qualifiée au 5eme siècle avant Jésus Christ par l’historien et géographe grec Hérodote de « don du Nil », n’a rien perdu de son attachement à ce fleuve et de sa dépendance de ses eaux et, aujourd’hui que sa population a dépassé les cent million d’habitants, ceci est plus vrai que jamais puisque 90 pour cent de ses besoins en cette matière vitale viennent du Nil. Toutefois- et alors qu’elle avait été «  gâtée » par le colonisateur britannique qui lui avait consenti «  la part du lion » du débit du fleuve et une part moins importante pour le Soudan, laissant une portion minime  pour les huit autres pays riverains puis bénéficié de la sagacité de son ancien président Gamal Abdel Nasser qui avait fait construire le Grand Barrage d’Assouan permettant une meilleure utilisation des eaux disponibles- le Caire se trouve aujourd’hui confronté à des demandes de la part des autres pays traversés par le fleuve pour une répartition plus équitable de cette précieuse ressource.

L’un de ces pays, l’Ethiopie, pays d’où coule le plus grand affluent du fleuve, le Nil Bleu, est allée jusqu’à lancer son propre mégaprojet (le barrage Renaissance) aujourd’hui pratiquement achevé et qui risque de détourner en amont une bonne partie des eaux ce qui en priverait l’Egypte, à moins d’un accord entre toutes les parties concernées et surtout entre l’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie. Ce danger serait le plus grand pendant la période de remplissage du barrage pouvant prendre plusieurs années, s’aggravant par l’évaporation et d’autres phénomènes naturels qui altéreraient le débit et la qualité des eaux.

Or, l’accord s’est avéré difficile à atteindre et l’entente soudano-égyptienne à ce sujet s’est effritée. Le régime de Khartoum qui, après avoir sacrifié toute la partie sud de son territoire (devenu Etat indépendant) et faisant face à une situation insurrectionnelle  dans son nord-ouest (région de Darfour) , est en passe de se priver de la dernière chance pour lui de devenir le grenier du monde arabe, ambitionné naguère, par la perte d’une partie de ses ressources hydrauliques au profit de son voisin méridional ; mais il semble préférer prendre parti dans cette affaire en faveur d’Addis-Abeba , probablement tenté de régler ses comptes avec un régime égyptien qu’il abhorre et qui occupe le Triangle contesté de Halayeb, mais aussi attiré par la promesse éthiopienne de le faire bénéficier d’une partie de l’électricité qui sera produite par le futur barrage géant. Ainsi, les divergences entre les deux régimes arabes est en voie de les amener à perdre tous les deux la partie dans la négociation d’un dossier vital pour l’un comme pour l’autre.

      2/Les autres options, y compris l’option militaire qui était autrefois envisagée par l’Egypte « pour défendre ses droits historiques sur les eaux du Nil »,  semblent se rétrécir devant des pays africains au sud du Sahara qui ont toujours démontré leur disponibilité à défendre collectivement la « souveraineté » de chacun d’entre eux. De surcroit, les capacités économiques et militaires propres à l’Ethiopie et aux autres pays concernés ne sont plus négligeables, outre que – et c’est le plus grave- toute la sous-région peut aujourd‘hui compter sur des alliances extrarégionales de poids.

En effet, la corne de l’Afrique et les zones avoisinantes sont devenues un lieu privilégié pour l’installation de bases militaires appartenant à des puissances grandes et moyennes. Si Djibouti a été depuis longtemps un lieu privilégié pour l’installation de bases étrangères, surtout françaises, notamment à des fins de lutte contre la piraterie, ce petit pays, véritable clé de la Mer Rouge, s’est ouvert récemment à d’autres puissances dans le contexte des nouvelles réalités géostratégiques devenant ainsi l’espace de prédilection pour des armées aux objectifs parfois opposés. C’est ainsi qu’on y rencontre, outre les forces françaises, d’importantes installations américaines, d’autres chinoises et même une base japonaise, la première de ce pays hors de ses frontières depuis 1945 que Tokyo se proposerait d’élargir d’ailleurs « pour contrer l’influence grandissante de la Chine en Afrique ».

Les Etats Unis d’Amérique sont également présents militairement en Ethiopie et, avec en plus leurs immenses bases dans l’Ile proche de Diego Garcia au large de l’Océan Indien ainsi qu’en Turquie et dans des pays du Golfe, ils exercent un contrôle strict sur la région. L’Erythrée n’est pas loin derrière puisqu’on y trouve une base d’un pays arabe qui s’est découvert un besoin irrésistible d’être présent militairement à l’étranger, à savoir les Emirats Arabes Unis qui auraient récemment installé une seconde base en Somali land, état autoproclamé en Somalie. Ce dernier pays pourrait recevoir de son côté une base turque qui s’ajouterait ainsi à celle qu’Ankara a obtenue récemment le droit d’installer sur l’ile soudanaise de Suakin. Sans oublier la présence militaire de l’Arabie Saoudite et de la coalition « arabe » qui l’appuie dans sa guerre au Yémen. Les nouvelles divisions qui se font jour dans ce dernier pays avec l’apparition d’un second foyer de tension dans le sud, plus précisément à Aden, mettant aux prises deux supposés alliés, Ryad et Abou Dhabi et les mouvements qui leur sont affiliés, s’ajoutant à celui des Houthis, est un sujet supplémentaire d’inquiétude. Les forces britanniques, quant à elles, ne sont pas bien loin puisqu’en plus de leur base à Bahreïn, elles disposent d’installations militaires toutes proches à Gibraltar et surtout à Chypre. La Russie de son coté, grâce à ses bases navales et terrestres en Syrie, est capable d’atteindre facilement la zone de la Mer Rouge. Et la liste des « puissances »briguant une position dans la région ne s’arrête certainement pas là !

Toute cette présence militaire étrangère, qui s’étale du Soudan à Djibouti, et au-delà, et sur l’autre rive de la Mer Rouge, et au-delà, peut être utilisée en cas de déclenchement d’une « guerre des eaux »(ou de pétrole) mais sert également à contrôler la zone de la Mer Rouge et l’entrée du Canal de Suez ainsi que la zone de Bab- el- Mandeb se situant dans la jonction avec le Golfe d’Aden, zone ultra-stratégique s’il en est. A tel point que cette zone, surnommée naguère « Lac arabe », est qualifiée aujourd’hui d’ «espace de délocalisations militaires ». Ainsi les problèmes des eaux du Nil, de l’écoulement du pétrole, de l’accès aux voies d’eau internationales et du Yémen s’enchevêtrent pour faire de cette partie du monde, flanc sud du monde arabe, l’une des plus dangereuses. Son sort devrait inquiéter les pays arabes dans leur ensemble !

      3/ A cela s’ajoute les problèmes des relations israélo-arabes et de la Palestine qui voient Israël essayer d’étendre son influence économique, politique et d’aide militaire et sécuritaire dans des zones où il  peut contrer celle des Etats arabes et de l’Autorité palestinienne et où il est à même de trouver une brèche pour menacer leurs intérêts afin de les affaiblir davantage. Ceci inclut les pays du flanc sud du monde arabe et la région de Bab-el-Mendeb avec son importance stratégique s’étendant jusqu’aux territoires sous contrôle israélien et sa valeur économique pour des pays arabes-clé, en particulier l’Egypte et le Soudan. C’est ainsi que nous voyons cette entité établir une forte présence en Ethiopie, en Erythrée et, depuis la division du Soudan, dans la partie sud de ce pays devenue indépendante, sans compter sa présence dans d’autres pays africains de poids, tels que le Nigéria et le Kenya, susceptibles de jouer un rôle dans un éventuel conflit régional ou d’influencer le conflit israélo-arabe. C’est ce qu’on peut qualifier de calcul stratégique à long terme qui malheureusement manque aux pays arabes et à ceux qui leur sont apparentés.

Le fait est que aussi bien l’Egypte que le Soudan, que Djibouti et la Somalie toute proche (tous pays membres de la Ligue des Etats Arabes ) avec l’Erythrée, ayant eu dans le passé des rapports étroits avec le monde arabo-musulman, sans parler de l’Ethiopie liée à ce même monde par une histoire souvent commune et siège de l’organisation panafricaine (l’Union Africaine), suivent chacun sa propre voie et ont des  lectures différentes de leurs intérêts économiques et stratégiques. Peu importe si ces lectures ouvrent la voie à des interventions étrangères et à une militarisation à outrance pouvant mettre en danger l’existence même de l’ensemble !

******************

Certes, au cours de la dernière Conférence de l’Union Africaine à la fin du mois de janvier 2018 à Addis Abéba, les deux présidents égyptien et soudanais d’un côté et ces derniers avec le premier responsable éthiopien de l’autre, ont tenu deux sommets séparés et ont fait des déclarations rassurantes quant à l’avenir de leurs relations, notamment au sujet du délicat problème du «  Barrage Renaissance »  faisant valoir notamment les décisions de créer des commissions politiques et techniques pour examiner et traiter les différends existants. Ces décisions sont, à n’en pas douter, les bienvenues mais leurs suites restent incertaines et l’expérience du passé ne pousse pas à un optimisme excessif. En tout état de cause, même si les trois pays arrivent à stabiliser leurs relations et à taire leurs revendications contradictoires, la région dans son ensemble risque de rester soumise à de nombreuses pressions internes et externes jusqu’à ce que l’ensemble des pays qui l’entourent revoient leurs priorités et unissent leurs efforts pour en écarter les convoitises extérieures avec l’aide de leurs organisations régionales.

Tous ces pays sont appelés à se consacrer à l’assainissement et à la reprise en main du sort de leur région. L’Egypte, qui a le plus à perdre dans un conflit au sujet de l’eau et des accès maritimes, devrait mettre de côté les conflits marginaux dans lesquels elle peut être engagée pour contribuer à cet effort d’assainissement par la négociation des compromis nécessaires et en confirmant les  récentes prémices d’amélioration des relations avec le Soudan et les autres pays susceptibles de s’engager dans de tels compromis.

Sans une prise de conscience collective, le flanc sud du monde arabe est destiné à un avenir des plus incertains.

——————————–

*Article paru auparavant dans le Magazine « L’Economiste Maghrébin », No 732 du 7 février 2018.

Commentaire

  1. L’Égypte à l’époque des pharaons s’étendait sur une partie d’Afrique et le Nil était une partie intégrante des politiques des gouvernements qui se sont succédés, de toutes les dynasties des pharaons et donc, l’eau du Nil et sa ressource était indiscutable et intraitable . Cette eau est la seule donne qui est exclue de toutes autres négociations avec le pouvoir central de l’Égypte. Le colonisateur et français et britannique avait humilié les égyptiens en commençant d’abord à tracer des frontières et de délimiter ce beau pays et,la dernière en date c’était le Soudan sous le règne,éphémère, du général Najib en 1953. Les britanniques étaient satisfaits et ils n’ont pas crées des anti la jungle militaire ,qui avait réussi à instaurer une première république égyptienne ,sous commandement militaire. Car pour les britanniques c’est une bombe à retardement qui exploserait un jour ,au Caire et ,qui donnerait du fil à retordre pour les politiques égyptiens et cette bombe n’est d’autres que la question d’eau ; avec quoi irriguer l’agriculture, l’eau potable …pour une population qui dépasse les 100 millions d’égyptiens . Les britanniques attendraient tranquillement dans leurs bureaux à Londres à ce que les politiques égyptiens leur font appel pour un nouveau colonialisme !!

    Aujourd’hui et à l’état actuel des choses, l’Égypte peut rentrer à tout moment en guerre et avec le Soudan d’Albachire qui n’arrête pas de provoquer le Caire ,avec l’Éthiopie ou est localisée la source d’eau avec la construction de leur barrage  »Annahda » et que les israéliens se sont dépêchés auprès du gouvernement éthiopiens afin de les aider à bloquer cette source et de créer ainsi des problèmes,insurmontables, à l’Égypte ,ceci a été révélé par la presse au moment de la révolution de 2011 !

    Donc la guerre est inévitable à moins s’il existerait une commission de l’ONU pour superviser la distribution de l’eau et à lEgypte et au Soudan …quoique le problème est plus intense pur les égyptiens que pour les soudanais. Cette commission pourrait prendre en charge ,aussi, l’eau du Forat qui émane de la Turquie et dont les irakiens en sont les premiers bénificiers ,au même titre que les égyptiens pour le Nil.

    Mais l’ONU ne peut rien faire sans le consentement des grandes puissances qui sont et en particulier USA qui contribue à la hauteur de 25% du budget de l’ONU, qui veut dire toute suspension de cette contribution , l’ONU serait dans l’incapacité de fonctionner correctement et encore moins de travailler sous l’article qui stipule la force pour rétablir l’ordre.

    Donc le problème comme je viens de donner une ébauche est plus politique que militaire ou autres. Cela suppose qu’il faut traité le problème chez les arabes, ici en Égypte c’est l’eau et ailleurs autres choses ,d’origine qui d’instaurer une sorte de démocratie qui convient parfaitement au peuple arabe et qui serait une méthode communicationnelle politique pour pouvoir parler au reste du monde . Par abstraction et ce qui existe aujourd’hui si par exemple l’Égypte ne montre pas patte blanche d’une démocratie ou d’un minimum de démocratie ,par exemple ces spectacles des élections providentielles qui n’ont que le titre;pas de candidat y compris celui de l’armée pour un programme politique discutable et un débat télévisé , le maréchal Sissi peut annoncer tout de suite qu’il est président d’Égypte pour un deuxième mandat sans passer les élections qui seront truquées d’avance et dont le nombre d’abstentionnistes dépasserait tout record? Car il faut savoir la démocratie que les pays arabes veulent pratiquer est celle de faire plaisir au monde occidental et les occidentaux se moquent complètement de ce genre de spectacle politique , sur un exemple récent je viens de voir une conférence de presse à Aloula tv entre le ministre des affaires étrangères égyptiens et le ministre des affaires étrangère américain ,ce dernier ne remercie même son collègue égyptien et débute son intervention par » c’est ma première visite en Égypte »car l’américain sait pertinemment que l’Égypte est encore une dictature et donc le ministre égyptien n’a pas le droit à un merci suite à l’exposé égyptien. Donc les affaires de l’État suivent un cursus de maître à esclave pas comme américains et européens ou japonnais.

    En résumé, les 23 pays arabes ont encore beaucoup de pain sur la planche et qu’ils ne peuvent rien faire afin d’obtenir un respect de la part des occidentaux. Les américains encouragent ,juste verbalement, la tenue des élections et en Égypte en particulier, le ministre des affaires étrangères veut noyer le poisson mais ce dernier est tellement gros et grand que lui ou tous les pouvoirs en place arabe ne peuvent rien ; un vieux proverbe arabe dit quand il fait jour , il ne fait pas nuit .

Laisser un Commentaire