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Le pape François a déploré lundi la "réémergence des tendances nationalistes" et a regretté que certains Etats tentent de résoudre la crise migratoire à l'aide de mesures unilatérales. /Photo prise le 7 janvier 2019/REUTERS/Ettore Ferrari

Le pape déplore la « réémergence des tendances nationalistes »

Le pape François a déploré lundi la « réémergence des tendances nationalistes » et a regretté la tentation dont ont fait preuve certains Etats de résoudre la crise migratoire en usant de mesures radicales et unilatérales.

Dans un discours d’une heure, l’évêque de Rome, qui présentait ses voeux aux ambassadeurs des 183 Etats représentés au Saint-Siège, a évoqué à plusieurs reprises le centenaire de la Société des Nations, instituée par le Traité de Versailles pour instaurer la paix internationale à la fin de la Première Guerre mondiale.

« Pourquoi se souvenir d’une organisation qui aujourd’hui n’existe plus ? Parce qu’elle représente le début de la diplomatie moderne multilatérale, par laquelle les Etats tentent de soustraire les relations réciproques à la logique de l’oppression qui conduit à la guerre. La réémergence des tendances nationalistes mine la vocation des organisations internationales à être un espace de dialogue et de rencontre pour tous les pays », a poursuivi le chef de l’Eglise catholique.

Le pape s’est dit « conscient » que les flux migratoires de ces précédentes années avaient causé « méfiance et préoccupation dans la population de nombreux pays, spécialement en Europe et en l’Amérique du Nord », ce qui a, selon lui, « poussé différents gouvernements à limiter fortement les flux d’entrée, même s’il s’agit de transit ».

« Je retiens toutefois qu’à une question aussi universelle on ne peut donner des solutions partielles », a-t-il poursuivi, avant de faire l’éloge du Pacte mondial sur les migrations, adopté le 10 décembre à Marrakech lors d’une conférence boycottée notamment par les Etats-Unis, l’Italie, la Hongrie et la Pologne.

« Les urgences récentes ont montré qu’une réponse commune est nécessaire, réponse concertée [et formulée] par tous les pays, sans barrages et dans le respect de chaque instance légitime, aussi bien des Etats que des migrants et des réfugiés », a également plaidé le pape François.

N.B., avec Reuters

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