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Des centaines de Soudanais descendent presque tous les jours dans la rue depuis décembre, ici à Khartoum, le 7 février 2019. © REUTERS/Stringer.

Plusieurs dirigeants de l’opposition soudanaise arrêtés

Plusieurs dirigeants de partis politiques soudanais ont été arrêtés à Khartoum alors qu’ils se rendaient au palais présidentiel pour déposer une pétition réclamant la formation d’un nouveau gouvernement, a annoncé jeudi une représentante de l’opposition citée par l’agence Reuters.

Parmi eux figurent Mohamed Mokhtar al Khatib, secrétaire général du Parti communiste, et trois membres de la direction du parti Oumma, a déclaré à Reuters Rabah Sadiq al Mahdi, fille de Sadiq al Mahdi, chef de file de l’opposition.

Des manifestations quasi-quotidiennes ont lieu depuis l’augmentation du simple au triple du prix du pain, le 19 décembre, et le mouvement s’est depuis transformé en une grande vague de contestation politique contre le gouvernement du président Omar al-Béchir, au pouvoir depuis trois décennies.

La répression menace la sortie du Soudan de la liste des « Etats soutenant le terrorisme »

Le quotidien français Le Monde indique par ailleurs qu’un haut responsable américain a prévenu mercredi 20 février que l’usage de la « violence excessive » par les forces sécuritaires soudanaises visant à réprimer les manifestants pourrait menacer les discussions visant à retirer le Soudan de la liste américaine des « Etats soutenant le terrorisme ». « Il est absolument inacceptable pour les forces de sécurité de faire usage d’une force excessive pour réprimer les manifestants, ainsi que les détentions sans charges, tout comme l’usage de la brutalité et la torture », a ainsi affirmé à l’AFP Cyril Sartor, directeur Afrique au Conseil national de sécurité américain, en visite à Khartoum.

N.B.

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