Portrait d’une jeune entrepreneuse dans le numérique qui défie les stéréotypes

Portrait d’une jeune entrepreneuse dans le numérique qui défie les stéréotypes

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Portrait d’une jeune entrepreneuse dans le numérique qui défit les stéréotypes
Dans un précédent article, nous avons expliqué comment la technologie est devenue l’arme pacifique numéro 1 contre toute sorte d’inégalité, de frontières et d’imparité.
Ainsi, dans certains pays arabes à l’instar de l’Arabie-Saoudite, les femmes ont commencé une révolution discrète vers l’obtention de leurs droits, grâce à l’entreprenariat dans le domaine numérique. Certaines ont ainsi, réussi à monter leurs propres affaires en ligne, générer des gains, et devenir financièrement autonomes, sans pour autant avoir à faire face de manière violente à la société saoudienne, particulièrement conservatrice.
De même pour les jeunes, le développement technologique leur a ouvert la porte très tôt au monde des affaires et permis aux jeune créatifs et compétents, de faire valoir leurs mérites à plus grande échelle.
Dans ce contexte, Hayfa Sdiri, jeune entrepreneuse d’à peine 19 ans, étudiante à l’université Paris-Dauphine, a fait un rêve qu’elle met tout en œuvre pour réaliser.
En effet, elle a déclaré : « un jour, je veux me réveiller pour trouver des hommes et des femmes vivant réellement égaux. »
Consciente de la situation désavantageuse des femmes dans de nombreux pays, et les obstacles qui les défavorisent surtout dans le secteur professionnel, Hayfa a misé dès le départ sur l’auto-entreprenariat numérique pour toutes les libertés qu’il offre. Ainsi, elle a créé une plate-forme pour les jeunes tunisiens, reliant les entrepreneurs aux idées, aux compétences et aux bailleurs de fonds.
Par ailleurs, elle avoue ne pas vouloir dévoiler son âge d’emblée de peur de ne pas être prise au sérieux car, en plus d’être jeune, c’est aussi une femme.
Elle explique : « Si vous jetez un coup d’œil aux lois en Tunisie, il y a beaucoup d’égalité. Ce n’est pas comme si les femmes n’avaient pas droit à étudier ou travailler, mais il y a des limites. Si vous êtes perçue comme trop audacieuse, en essayant de briser les stéréotypes ou de perturber l’ordre des choses, vous soulevez des inquiétudes».
Elle poursuit : « J’ai fondé Entr@crush, un nouveau type de plate-forme en ligne pour les jeunes tunisiens qui ont des idées entrepreneuriales. Le but est d’établir des réseaux avec des personnes, des donateurs et des entrepreneurs partageant les mêmes idées. La plate-forme offre des cours en ligne sur une variété de sujets, de la gestion à la comptabilité en passant par la communication, dans le but de bien préparer les jeunes entrepreneurs à prendre leurs projets en main. Aussi, elle fait correspondre les donateurs avec les jeunes entrepreneurs. Nous menons cette initiative sans but lucratif avec seulement cinq personnes et pratiquement pas de capital. Nous avons trouvé des bénévoles pour faire don de leurs compétences et c’est sur cela que nous avons misé ».
Ce projet se veut ainsi accessible à tout le monde, surtout les jeunes résidant loin des centres-villes et qui n’ont pas nécessairement accès aux facilités disponibles dans les grandes villes. La plate-forme devient de ce fait un espace de connexion et un moyen de faire le premier pas vers l’acquisition des compétences nécessaires en vue de créer des entreprises, sans avoir à se rendre dans les villes parce que tout est en ligne.
« Un jour, je veux me réveiller et trouver une réelle égalité entre les sexes. Je resterai dehors tard cette nuit-là; Je porterai tout ce que je veux, sans m’inquiéter d’être harcelée. Je serai libre de vivre seule si je le voulais; Je gagnerai autant qu’un homme ».
Notons qu’en 2016, les inégalités salariales se sont approfondies en comparaison avec 2008, le signal d’alarme a déjà été lancé dans plusieurs pays pour changer la situation et inciter les divers secteurs professionnels à valoriser le travail des femmes.
Concernant Hayfa Sdiri, il s’agit bloggeuse et activiste tunisienne de 19 ans. Son engagement civique a commencé à se manifester très tôt à l’âge de 16 ans. Elle a été l’une des leaders et des premières organisatrices d’une série de conférences destinée à la jeunesse tunisienne. Mme Sdiri faisait partie des 12 responsables du programme Leadership des jeunes (Youth Leadership Program – YLP) conçu et mis en œuvre par le PNUD avec le soutien de l’ONU. L’objectif de ce programme était d’appuyer la participation des tunisiens au Forum des Jeunes de l’ECOSOC 2017 au siège des Nations Unies. Son travail, axé sur la promotion de l’entrepreneuriat et de l’autonomisation des jeunes, joint l’objectif du développement durable (SDG), qui promeut l’emploi productif et le travail décent pour tous, via l’entrepreneuriat et l’innovation.
N.B

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