Présidentielle 2019 : A Kasserine, Rahoui affirme son soutien à l’égalité dans l’héritage

Selon le candidat à la présidentielle Mongi Rahoui, le chef de l’Etat doit être le garant de l’unité et de la démocratie du pays. Le candidat du Mouvement des patriotes démocrates était ce jeudi à Kasserine pour présenter la vision que porte son programme politique.

Le président de la République est, estime-t-il, « également le garant des libertés et peut, dans le cadre de ses prérogatives, présenter des initiatives législatives visant à les consolider ». Dans une déclaration à la TAP en marge d’une réunion tenue dans la ville de Kasserine, M. Rahoui a insisté sur son intention de consolider « la liberté de conscience », la liberté « de la création artistique » ainsi que les « libertés académiques ».

Soutien à l’égalité dans l’héritage

Ce militant syndicaliste se montre aussi profondément attaché aux égalités, notamment entre les sexes. « L’égalité inscrite dans la Constitution tunisienne est devenue évidente dans tous les domaines, y compris en matière de succession », a-t-il ainsi assuré. Le député de la circonscription de Jendouba a ainsi réaffirmé son soutien à la loi sur l’égalité des sexes dans l’héritage, soumise à l’Assemblée des représentants du peuple pour examen et adoption. « Cette loi représente le minimum requis pour consolider l’égalité des sexes », a-t-il jugé.

Formation « de qualité » pour les jeunes

Le candidat à la présidentielle a affirmé vouloir appuyer l’autonomisation des jeunes en leur fournissant une éducation et une formation de qualité à même de les protéger de la tentation du terrorisme et de la criminalité.

En matière de politique étrangère, Mongi Rahoui a jugé que la souveraineté nationale avait souffert au cours des dernières années des « diktats des grandes puissances étrangères ». Par ailleurs, sa formation politique s’emploiera, affirme-t-il, à développer les institutions stratégiques nationales, telles que la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) et la Société tunisienne d’électricité et de gaz (STEG), dans le but de préserver la stabilité économique et sociale du pays.

Lors d’un précédent déplacement à Siliana, il s’était par ailleurs engagé à annuler la dette des agriculteurs. Mongi Rahoui avait également promis qu’une fois élu, il proposerait une initiative visant à adopter une loi sur les investissements agricoles.

Un personnage médiatisé

Né dans le gouvernorat de Jendouba le 13 Juin 1964, Mongi Rahoui a poursuivi des études universitaires en France, d’abord dans les rangs de l’Ecole supérieure de commerce et de comptabilité (Université de Marseille) où il a obtenu une maîtrise en gestion et comptabilité, puis à Paris où il a décroché un diplôme en techniques comptables au sein de l’INTEC (Institut national des techniques économiques et comptables) de Paris. Il est aussi titulaire d’un master spécialisé en ingénierie financière à l’Ecole supérieure de commerce de Tunis.

Le site Marsad rappelle que Rahoui est « le seul député du Mouvement des patriotes démocrates, parti dirigé par feu Chokri Belaid ». « Mongi Rahoui a pris part en 2012 et 2013 à de nombreuses polémiques contre le président de la République, le gouvernement et Ennahdha », écrit l’Observatoire de l’Assemblée nationale constituante (ANC). L’homme a notamment remis en cause, en 2013, la légitimité de l’Assemblée nationale constituante et formulé de virulentes critiques contre le mouvement Ennahdha.

N.B.

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