Présidentielle 2019 : Mohsen Marzouk présente son programme électoral à Sfax

« Populaire plutôt que populiste ». C’est dans ces termes que le candidat de Machrouu Tounes, Mohsen Marzouk, a qualifié le chef de l’Etat idéal pour la Tunisie. Celui-ci doit être « prêt à diriger les institutions et la politique étrangère de l’Etat avec pour cap la préservation de la souveraineté du pays », a ajouté Mohsen Marzouk ce dimanche à Sfax.

M. Marzouk a appelé, lors d’une réunion à Bab Diwan, à Sfax, à une « participation massive » des citoyens pour élire les meilleurs candidats. Pour lui, l’une des préoccupations du président de la République, « symbole de l’autorité centrale », doit être de « prêter une oreille attentive aux préoccupations des citoyens » en se rendant régulièrement dans tous les gouvernorats du pays. Lors du second débat présidentiel, il avait évoqué comme exemple à suivre les déplacements répétés du président français Emmanuel Macron dans toutes les régions de la France dans le cadre de la résolution de la crise des Gilets Jaunes.

« Les régions sont la solution »

Le « potentiel » des diplômés qualifiés et des individus en général à travers le pays doit être « optimisé dans le cadre d’un système décentralisé sous le slogan ‘Les régions sont la solution’ », a ajouté l’ancien secrétaire général de Nida Tounes. « Une fois la décentralisation et la gouvernance locale pleinement en place, le gouvernorat de Sfax, la deuxième plus grande ville du pays, sera sans doute en mesure de rayonner en matière d’innovation », a déclaré le candidat. Cette région a été « délibérément marginalisée », a-t-il estimé.

La refonte du système éducatif et la promotion de « l’enseignement technique » et de la formation professionnelle étaient les piliers du programme électoral présenté par le candidat, de même que la défense des droits individuels et des femmes rurales, fortement marginalisées.

Parcours politique

Mohsen Marzouk a figuré parmi les membres fondateurs du parti Nida Tounes avant de devenir membre de son comité exécutif chargé des relations extérieures. Chef de campagne de Béji Caïd Essebsi lors de l’élection présidentielle de 2014, il est nommé ministre-conseiller politique au cabinet du nouveau président de la République le 1er janvier 2015. Il est décoré, six mois plus tard, des insignes de grand officier de l’Ordre de la République tunisienne.

En mai 2015, il est désigné secrétaire général de Nida Tounes, succédant ainsi à Taïeb Baccouche. Il démissionne toutefois en décembre de la même année en raison de « manœuvres orchestrées » contre lui par ses rivaux Hafedh Caïd Essebsi et Ridha Belhaj, directeur du cabinet présidentiel, comme l’écrivait Jeune Afrique en janvier 2016. Il annonce ensuite la création d’une nouvelle formation politique, Machrouu Tounes.

N.B.

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