Présidentielle 2019 : Zbidi présente son programme électoral à Bizerte

« Le prestige de l’Etat est inhérent à la citoyenneté », a déclaré le candidat aux élections présidentielles Abdelkrim Zbidi lors d’une campagne à Bizerte, au cours de laquelle il s’est engagé à rétablir un Etat fort capable de protéger et de servir le peuple.

M. Zbidi a estimé qu’un Etat fort nécessitait une justice forte et indépendante, capable de lutter contre le terrorisme, le crime organisé et la corruption, l’un des principaux axes de son programme électoral. Il a également mis en avant la consolidation de la diplomatie économique et la nécessité de préserver des relations extérieures basées sur le respect de la justice internationale et des causes justes, notamment de la cause palestinienne.

Le ministre de la Défense a par ailleurs affirmé qu’une attention toute particulière serait accordée aux expatriés tunisiens, compte tenu de leur rôle en matière de développement économique et de contribution au rayonnement diplomatique de la Tunisie. « Cette catégorie de Tunisiens est la deuxième source de devises du pays », a-t-il précisé.

Abdelkarim Zbidi met en avant la stabilisation de la situation sécuritaire et « la cote d’amour dont bénéficie l’armée, ’95 %’. C’est de longue date l’institution préférée des Tunisiens », comme l’écrivait hier le journal français Le Point. Le mode de gouvernance actuel « ne peut plus convenir », constate le candidat Zbidi, car, « lorsque les deux têtes, celle de l’exécutif et celle de la présidence, ne s’entendent pas, c’est l’intérêt général qui est oublié ». M. Zbidi « veut modifier le mode de gouvernance. Il ne veut ‘qu’une seule tête’ : soit le chef du gouvernement, soit le président de la République » et « évoque un référendum afin que ‘les Tunisiens choisissent' », poursuit le correspondant à Tunis du Point. Mais le candidat dit ne pas avoir de préférence pour l’un ou l’autre des systèmes. « Une pareille modification de la Constitution de 2014 nécessiterait une approbation des deux tiers de l’Assemblée des représentants du peuple ainsi que l’accord de la Cour constitutionnelle. Cour qui n’existe pas faute d’accord entre les partis pour la nomination de ses membres », analyse Benoît Delmas.

Avec TAP et Le Point

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