Comment la presse marocaine a-t-elle évoqué l’incident diplomatique récent entre la Tunisie...

Comment la presse marocaine a-t-elle évoqué l’incident diplomatique récent entre la Tunisie et le Maroc ?

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En juin dernier, lors de la visite du Chef du gouvernement Youssef Chahed au Maroc, toute une polémique a éclaté autour de sa non-réception par le roi Mohamed VI, pour « indisposition ».

En effet, les médias se sont empressés d’expliquer ce refus par l’abstinence du Chef du gouvernement à signer le projet de déclaration finale des réunions qui contiendrait « un piège », en incluant un paragraphe qui concerne la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.

Cela n’a pourtant pas empêché la signature de 18 accords divers entre les deux pays durant une haute commission mixte présidée par le Chef du gouvernement tunisien et son homologue marocain Saad Eddine El Othmani.

Dans un article fleuve paru récemment sur Moroccoworldnews.com, il y a eu un retour sur la polémique et ses échos sur les relations tuniso-marocaines. L’article a d’abord rapporté que le 5 juillet 2017, l’ambassadeur marocain à Tunis Latifa Akharbach a été reçue par Mohammed Ennaceur, président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), dans le but d’atténuer les tensions.

La presse tunisienne avait indiqué que la Tunisie ne pourrait que garder sa position neutre vis-à-vis le conflit du Saraha occidental, en rappelant que le cadre de la commission n’était de toute façon pas le cadre adéquat pour discuter ce point. De son côté, les médias marocains dont marocains24 ont cité des sources affirmant que le paragraphe controversé stipulait que la Tunisie «reconnaît le rôle du Maroc dans la recherche d’une solution» au conflit.

Tel qu’indiqué par Al Araby Al Jadeed, Akharbach a expliqué lors de sa rencontre avec le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, que le rapport de la commission mixte «n’a pas inclus de tentative de reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara». L’ambassadeur a ajouté que le royaume respecte la position tunisienne concernant le problème, qui demeure un sujet de discorde entre le Maroc et l’Algérie.
L’article est revenu sur l’historique de la position tunisienne, en louant les efforts de Habib Bourguiba, qui a offert sa médiation entre le roi Hassan II et le président algérien Houari Boumediene.

En février 2008, Wikileaks a révélé que Ben Ali a déclaré à David Welch, l’ancien secrétaire d’État adjoint des États-Unis pour les affaires du Proche-Orient, qu’il avait essayé de tenir un sommet régional sur cette question, mais quecette proposition aurait été refusée.
Aujourd’hui, la Tunisie garde la même neutralité mais en prenant en considération ses intérêts grandissants avec l’Algérie dans la lutte commune contre le terrorisme et pour le redressement du tourisme. L’article a enfin conclu que « pour l’avenir, le Maroc doit tenir compte des relations de la Tunisie avec l’Algérie», notamment pour cultiver une meilleure coopération avec un pays qui a toujours tenu une position neutre ou de médiation dans les conflits diplomatiques d’autrui.

N.B

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