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Le prix du meilleur rapport sur la traite des personnes 2019 remis à la Tunisie, à Washington

Selon une annoncé effectuée au siège du secrétariat d’Etat américain à Washington, l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes a remporté le prix du meilleur rapport sur la traite des personnes dans le monde de l’année 2019.

Mike Pompéo, secrétaire d’Etat américain a remis le prix à Raoudha Labidi, présidente de l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes au cours d’une cérémonie organisée à cette occasion, pour le rapport de l’Instance dont elle est la présidente.

Ce rapport avait révélé l’accroissement des cas de traite d’êtres humains en Tunisie en 2018, s’étant élevé à 780 cas, la plupart des femmes (578 cas).

«Ce prix décerné par le département d’Etat américain est une victoire pour la Tunisie», a déclaré Malek Khaldi, membre de l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes.

Le responsable  a souligné que le prix a récompensé les efforts déployés par l’Instance pour l’encadrement des victimes de la traite des personnes et pour sa coopération avec les organisations de la communauté internationale. Il a cependant déploré le manque des ressources nécessaires au bon fonctionnement de l’Instance, affirmant que cette dernière « opère avec un budget réduit » et appelant le gouvernement à fournir les ressources humaines et matérielles requises.

Le travail obligatoire occupe la première place dans la liste de la traite des personnes en Tunisie, avec environ la moitié des cas relevés (49%), suivi par l’exploitation économique dans des activités marginales ou de mendicité (34,1%), vient ensuite l’exploitation sexuelle (11,9%) et, en dernier lieu, l’exploitation des enfants dans des activités criminelles avec 5% des cas, selon le rapport en question.

«Les enfants représentent environ 48% de la totalité des cas de traite des personnes recensés l’année dernière, dont plus de 84% des étrangers, tandis que les Tunisiens n’en représentent que 15,7% de l’ensemble de ces cas», selon la  présidente de l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes. Celle-ci  a encore estimé que l’année 2018 était l’année de lutte contre l’exploitation des enfants, soulignant que la totalité des acteurs en charge de l’enfance en Tunisie dont les délégués à la protection de l’enfance, les ministères de l’Intérieur et des affaires sociales, ainsi que la société civile se sont mobilisés pour la lutte contre ce phénomène.

Rappelons que l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes a été créée en vertu de la loi organique n° 61 du 3 août 2016, relative à l’interdiction de la traite des êtres humains, et qui vise à abolir toute forme d’exploitation dont les personnes pourraient faire l’objet, notamment parmi les femmes et les enfants.

S.N

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