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Quand la cheffe de la diplomatie autrichienne s’exprime en arabe à la tribune de l’ONU

Samedi soir, la ministre autrichienne des Affaires étrangères Karin Kneissl, élue à ce poste avec le soutien du parti d’extrême droite FPÖ, a surpris l’Assemblée générale des Nations unies en commençant son allocution en langue arabe. Un discours qui est très rapidement devenu viral sur les réseaux sociaux.

« Pourquoi je prends la parole en arabe ? Car l’arabe est une langue très importante et très belle […] Elle est l’une des six langues officielles des Nations unies », a-t-elle déclaré, expliquant qu’elle l’a « étudiée dans un centre des Nations unies basé à Vienne ». La ministre a ensuite expliqué avoir passé une partie de sa jeunesse au Liban lors de la guerre civile qui a duré plus d’une décennie. « Au Liban, j’ai pu constater comment les gens peuvent continuer à mener leur vie malgré des circonstances difficiles, a-t-elle déclaré. C’est ça le secret de la vie. »

Mme Kneissl n’est pas sans connaître le monde arabe. Elle a passé une partie de son enfance à Amman, où son père a travaillé comme pilote pour le roi Hussein de Jordanie. Elle a étudié le droit et les langues orientales à l’université de Vienne dans les années quatre-vingt puis les relations internationales à l’université hébraïque de Jérusalem et à l’université de Jordanie. Elle a également été, pendant une année, boursière Fulbright au Centre d’études arabes contemporaines de l’université de Georgetown.

La diplomate autrichienne souhaite une réforme en profondeur du droit d’asile dans l’Union européenne, comprenant notamment une prise en charge des migrants hors du territoire européen. « Nous ne nous contentons pas d’une répartition des migrants par quotas entre les Etats membres. Il faudrait plutôt délocaliser les administrations adéquates, les amener aux personnes. C’est ce que nous faisons déjà avec l’Organisation internationale pour les migrations. Nous menons des programmes de réinstallation depuis les pays d’origine, plutôt que d’attendre que les personnes traversent la Méditerranée, où le principe de sélection revient à la survie du plus fort […] La problématique des migrants qui n’ont pas le droit d’asile demande davantage de fermeté », avait-elle déclaré en juin 2018.

N.B.

Pour voir la totalité de son discours :

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