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JOHN MACDOUGALL / AFP

Le ralentissement de l’économie mondiale est plus brutal que prévu

Malgré des politiques monétaires accommodantes et des cours du pétrole bas, plusieurs pays développés donnent de sérieux signes de faiblesses, selon les prévisions de l’OCDE publiées le mercredi 6 mars.

Le ralentissement économique mondial se confirme. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) explique que la progression du produit intérieur brut (PIB) planétaire devrait s’établir à 3,3 % en 2019 et 3,2 % en 2020. Bien moins que les 3,7 % enregistrées l’an passé et en deçà des premières estimations de l’organisme.

« Au regard des précédentes projections, les perspectives macroéconomiques dénotent un fléchissement de l’activité dans la quasi-totalité des pays du G20. Les vulnérabilités liées à la conjoncture chinoise et à la perte de dynamisme de l’économie européenne s’inscrivent dans un contexte marqué par le ralentissement des échanges et du secteur manufacturier mondial, par de fortes incertitudes quant à l’action publique, et par des risques élevés sur les marchés financiers, et pourraient compromettre l’atteinte d’une croissance mondiale soutenue et durable sur le moyen terme », explique l’OCDE.

Les tensions commerciales et ce qu’elles impliquent comme hausses de taxes douanières « commencent bel et bien à saper le moral des investisseurs », commente le journal français Le Monde. Car malgré une économie américaine qui devrait demeurer relativement dynamique, des politiques monétaires accommodantes et des cours du pétrole plus bas qu’en 2018, plusieurs pays « moteurs » de l’économie mondiale « donnent, depuis quelques mois, de sérieux signes de faiblesses. Un freinage particulièrement inquiétant en Asie et sur le Vieux continent ».

Inquiétudes concernant la Chine

La situation est compliquée pour la Chine. Soulignant des « données mensuelles récentes très incohérentes » sur le commerce extérieur, l’OCDE relève qu’il pourrait y avoir des conséquences dans le monde et notamment dans l’est de l’Asie suite à un ralentissement chinois plus prononcé que prévu. « Le géant croîtrait toujours de 6,2 % en 2019, mais le premier ministre chinois, Li Keqiang, a reconnu lui-même, le 5 mars, que son pays était ‘confronté à une situation complexe et difficile sur les plans intérieur et extérieur, comme on en a rarement connu depuis de nombreuses années’ », rappelle ainsi Le Monde.

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Les perspectives économiques de l’OCDE invitent ainsi les banques centrales à maintenir une « orientation accommodante », tout en précisant que la politique monétaire ne peut, à elle seule, remédier au fléchissement de l’activité économique en Europe, ni « affermir des perspectives de croissance désormais en demi-teinte à moyen terme ». La mise en œuvre par les pays européens peu endettés de nouvelles initiatives coordonnées visant une relance budgétaire et la mise en œuvre de nouvelles réformes structurelles dans l’ensemble les pays de la zone euro offriraient « les conditions favorables à un rebond de la croissance et de la productivité, ouvrant la voie à une progression des salaires sur le moyen terme », affirme l’OCDE.

N.B.

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