Le consulat américain à Jérusalem, le 18 octobre 2018 afp.com/THOMAS COEX

Réduction de la mission américaine auprès des Palestiniens

Les Etats-Unis ont réduit lundi leur représentation auprès des Palestiniens en fusionnant leur consulat général, qui est leur représentation diplomatique auprès des Palestiniens, avec leur ambassade auprès d’Israël récemment installée à Jérusalem, a fait savoir le Département d’Etat.

Annoncée le 18 octobre par le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, cette démarche s’inscrit dans le contexte d’une dégradation continue des relations diplomatiques entre l’administration américaine et les Palestiniens, depuis la décision très controversée du président américain Donald Trump de déplacer l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. Elle avait été immédiatement dénoncée et qualifiée d’« idéologique » par le numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat.

« Le 4 mars 2019, le consulat général des Etats-Unis à Jérusalem fusionne avec l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem pour former une unique mission diplomatique », a confirmé lundi le Département d’Etat dans un communiqué.

La militante et femme politique Hanan Ashrawi a dénoncé cette décision dans un communiqué. « L’administration Trump est résolue à ne laisser aucun doute quant à son hostilité à l’égard du peuple palestinien et leurs droits inaliénables, et à son mépris abject pour le droit international et ses obligations », a-t-elle expliqué.

En septembre, le gouvernement américain avait annoncé la fermeture de la mission diplomatique palestinienne à Washington, accusant les dirigeants palestiniens de refuser de s’engager dans des négociations de paix avec Israël sous l’égide des Etats-Unis. Washington a également décidé de mettre fin à son aide financière bilatérale ainsi que ses contributions à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

Les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l’Autorité palestinienne sont gelées depuis la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël, fin 2017, et sa décision très critiquée mondialement d’y transférer l’ambassade américaine. Selon des propos de M. Erekat datant de janvier, le président Trump se « livre à un chantage » pour forcer les Palestiniens à accepter un plan de paix orchestré par les Etats-Unis.

L’OLP refuse pour sa part toute négociation sous médiation américaine tant que Washington n’abandonnerait pas sa décision annoncée le 6 décembre de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

N.B., avec AFP

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