Régionalisme et Nationalisme

Ayant remarqué, à mon humble avis, que l’on a souvent une fausse conception du  » régionalisme  » , arguant surtout qu’il a une influence très néfaste sur le nationalisme, j’ai cru bon d’essayer de traiter, de plus près, de ces deux notions qui ont une importance capitale dans notre vie !
Débutons par le régionalisme :
L’amour de sa région commence depuis la plus tendre enfance, alors que nous ne comprenons pas encore grande chose de la vie.
C’est l’amour du quartier où nous sommes nés, des enfants du même âge avec lesquels nous avons joué au ballon,aux billes, aux noyaux d’abricot etc… ( pour les garçons ) , à la corde, au carré, à cache – cache etc… ( pour les filles ) .
Nous développons alors un amour innocent et sans limites pour le lopin de terre où nous nous sommes trouvés ( même si c’est un minuscule  » patelin  » ) ainsi que pour les gens qui nous entourent et qui nous ont vu grandir de près.
Les expériences de l’âge tendre basées sur l’innocence ( donc la sincérité ) et la solidarité ( car il n’y a pas de plus solidaires que les enfants d’un même quartier, bien qu’il leur arrive quelquefois de se  » chamailler  » ensemble ) marquent à jamais l’individu et restent gravées dans sa mémoire.
En outre, les souvenirs du premier âge nous attachent pour toujours au  » bout de terre  » dans lequel nous avons  » ouvert  » les yeux et où nous aurons, en général, passé une majeure partie de notre vie ( même si, à un certain moment, il peut nous arriver de déménager de cet endroit ) , créant ainsi de solides liens et une nostalgie pour ce lieu qui nous poursuivront toute notre vie durant.
Donc, un lien  » ombilical  » se forme avec ce  » bout de région  » , faisant de nous, que nous le voulions ou non, un
 » régionaliste  » . Mais ce  » régionalisme  » est positif, innocent et désintéressé. Il est bien réfléchi, bien mesuré et est censé ne pas dépasser les limites du raisonnable puisqu’il constitue, en quelque sorte, une seconde nature .
Il ne doit, en aucune manière, entraîner une quelconque aversion ou mépris des autres régions et de leurs habitants. Cela représenterait alors un régionalisme négatif qui doit être rejeté, banni et totalement abhorré tout comme l’on doit avoir en horreur les individus qui, bien qu’originaires d’un  » petit patelin  » , prétendent qu’ils sont issus de telle grande ville où ils se sont, par la suite, installés. Il est fort louable d’être également fier, que ce soit de son  » petit patelin  » ou de sa grande ville !
Cela m’amène à faire la  » transition  » avec la notion de nationalisme :
Je disais donc qu’un régionalisme bien réfléchi, bien mesuré et sincère nous permettait de nous attacher à jamais à la terre et aux habitants de cette terre où nous avions eu le privilège et la fierté d’effectuer nos premiers pas dans la vie.
Justement, comme cette terre fait partie d’un pays ( qui n’est, après tout, rien d’autre qu’un assemblage de terres et d’habitants ) , cela ne pourrait que nous stimuler pour être de bons nationalistes.
En quelque sorte, le régionalisme né de nos jeunes années constitue le meilleur apprentissage du nationalisme qui advient forcément à un âge plus mûr.
Car si nous n’avions pas eu l’occasion de nous attacher à une partie de notre pays lorsque nous étions jeunes, comment voudriez – vous que nous soyions capables d’être nationalistes ultérieurement et que nous aimions donc l’ensemble de notre pays et de ses habitants ( nos compatriotes ) ?
Pour ainsi dire, le régionalisme est  » l’antichambre  » du nationalisme car il est impossible de  » naître  » nationaliste et de le devenir sans avoir fait une transition par le régionalisme !
Le régionalisme est à l’échelle microcosmique alors que le nationalisme est à l’échelle macrocosmique ! Et puis, bien que cela puisse paraître légèrement hors de notre sujet, dans le monde, beaucoup de personnalités respectables ne se
sont – elles pas d’abord affirmées et illustrées régionalement avant de devenir célèbres nationalement ?
L’attachement et le lien qui se sont tissés avec le lieu et les personnes qui ont marqué notre enfance nous prédestinent, par conséquent, à être d’excellents nationalistes et de fervents patriotes ayant à coeur, avant toute autre chose, le bien de notre pays et de nos compatriotes !
Un nationaliste, digne de ce nom, pourra avoir des divergences d’opinion avec certains de ses compatriotes mais il ne pourra, en aucun cas, à cause de ces divergences, chercher à nuire à ses compatriotes ou à son pays ! Dans la tête d’un authentique nationaliste, l’esprit fanatique et
 » revanchard  » est absolument banni ! Je rappelle, comme je le disais plus haut, que les enfants sont ( et demeurent, à l’âge adulte, ) exemplairement solidaires, même s’il leur arrivait quelquefois de se  » chamailler  » ensemble !
Par ailleurs, le véritable nationaliste, même s’il réside à l’étranger, gardera toujours la nostalgie de son pays ( et en particulier du lieu de son enfance ) et ne ratera jamais l’occasion d’y effectuer un pèlerinage ! Et même dans le pays où il est résident, il peut être, à maints égards, très utile à son pays !
Cependant, il est bien entendu que le régionalisme sincère ( dont j’ai précédemment parlé ) ne doit avoir aucune chance de devenir extrême et fanatique ! Car s’il le devenait, il ne pourrait alors jamais évoluer en nationalisme authentique ! L’extrémisme ne pourrait amener que l’effet contraire,
c’est – à – dire la haine, et serait tout à fait contre – productif ! L’un des plus malheureux et regrettable exemple que l’on pourrait alors citer est lorsque ce régionalisme extrême, fanatique et chauviniste se traduit par de violents troubles , des saccages de biens publics et même des blessures humaines durant des manifestations sportives !
Il revient donc aux adultes d’encourager et de stimuler, chez leurs enfants, au cours de leur jeune âge, la naissance quasi
 » spontanée  » , la culture et la persévérance du régionalisme
 » positif  » afin qu’ils ne risquent pas d’être la proie d’un éventuel extrémisme ou fanatisme qui auraient des répercussions fort négatives sur leur propre pays !
Donc, en définitive, le régionalisme représenterait un
 » passage obligé  » sur le chemin du nationalisme authentique, mais à la condition qu’il demeure spontané, innocent, sincère, mesuré , désintéressé et bien réfléchi !

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