Samia Orosemane, française d’origine djerbienne, met l’humour au service du tourisme

Samia Orosemane, française d’origine djerbienne, met l’humour au service du tourisme

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A Djerba, a eu lieu le 27 juillet 2017 la deuxième édition du Festival de l’Île du Rire. Le Festival qui s’inspire de celui de Marrakech initié par Jamel Debbouze a été pensé par Samia Orosemane, humoriste française d’origine djerbienne. La femme talentueuse et aimée a réussi à rassembler des humoristes tunisiens, français, algériens et ivoiriens afin de conférer une dimension internationale au Festival, qui n’est pas sans rappeler la richesse culturelle et l’esprit de tolérance de l’Île.

Grâce au travail acharné de Mme Orosemane, sa volonté et ses contacts, cette deuxième édition a vu le jour, et elle a été un succès. Samia Orosemane, une star dans son île d’origine, avoue que son initiative repose sur son envie de rendre service à la Tunisie, à Djerba et au secteur du tourisme au pays. Avant le début de son sketch, elle a expliqué : «Je ne peux pas rester là sans rien faire. L’économie du pays repose en partie sur le tourisme, surtout à Djerba où c’est le nerf de l’île. Tous les secteurs d’activité sont touchés».

Connue pour son spectacle « Femmes de couleurs », la comédienne voudrait faire de « l’Île du Rire … un événement culturel de référence, un moyen de faire vivre le coin». Voir l’amphithéâtre quasi plein et enchanté par la programmation devrait certainement ajouter à sa motivation. L’humoriste qui a qualifié le Marrakech du Rire du « bon exemple à suivre » a tenté de satisfaire tous les goûts : « «J’ai voulu faire plaisir à tout le monde. Aux francophones comme aux arabophones et aux expatriés».

Au total, neuf humoristes ont assuré le spectacle. Parmi eux, nous trouvons Verino, Sebastian Marx, Houria les yeux verts, Nidhal Saadi, Tatiana Rojo et FoudilKaibou.

Le Figaro rapporte que ce dernier a déclenché des « standings ovations » en évoquant la révolution tunisienne et le printemps arabe dans son sketch. Kaibou a commenté : « Le public djerbien est sympa car il est là pour s’amuser. C’est différent avec les spectateurs des capitales qui attendent beaucoup de nous et sont donc plus dans le jugement». Pour Marx, connu pour son accent américain « Djerba a un fort potentiel. Le festival peut se développer encore plus. Samia est forte pour réunir les gens!».

Enfin, les échos positifs des spectateurs en fin de soirée ne peuvent que confirmer le succès du Festival. Des vacanciers algériens ont décalé leur retour spécialement pour assister au spectacle, et ils ne l’ont pas regretté. D’autres attendent déjà « l’édition 2018 ! ».

N.B

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