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Session de formation sur la protection des réfugiés en Tunisie

Une session de formation sur la protection internationale des réfugiés et des demandeurs d’asile en Tunisie a été initiée ce mardi à Djerba, par l’Institut arabe des droits de l’Homme et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Cette session qui s’inscrit dans le cadre des cycles de formation continue, a vu la participation d’avocats, de journalistes,  de représentants de la société civile et d’organisations non gouvernementales (ONG).  L’objectif était de les sensibiliser aux questions des refugiés, et de développer les capacités des décideurs et des politiques afin d’adopter une loi nationale sur l’asile.

« La Tunisie est à l’avant-garde des pays qui accueillent des demandeurs d’asile, a souligné, à cette occasion Mazin Abu Shanab,  représentant du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en Tunisie.

Chaque mois, quelque 300 réfugiés et demandeurs d’asile, de provenance des côtes libyennes et d’ailleurs, arrivent en Tunisie, avec en moyenne une dizaine de personnes par jour. Ils sont pris en charge par L’UNHCR, l’institut arabe des droits de l’Homme, le Croissant rouge et le Conseil tunisien pour les réfugiés et les migrants, en coordination avec le gouvernement.

« Actuellement, ils sont 1200 réfugiés en Tunisie. Leur nombre a tendance à augmenter, prévoit le responsable onusien. Pour cela, le HCR œuvre à trouver des solutions à leur situation soit en les transférant dans d’autres pays, ou en les rapatriant chez eux de manière volontaire » a précisé à cette occasion le responsable.

De son coté, Mustapha Abdelkebir, président de la section du sud de l’Institut arabe des droits de l’Homme à Médenine, a évoqué l’initiative de l’institut d’installer une unité juridique à Médenine, en coopération avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Cette unité qui couvre toute la République est composée de trois juges, de dizaines d’avocats et de nombreux activistes. En l’absence de législation y afférente, elle joue le rôle d’intermédiaire, entre les autorités tunisiennes et le Haut Commissariat des nations unis et fait le suivi des dossiers qui concernent les réfugiés et demandeurs d’asile et non pas les migrants. Première du genre dans les pays d’Afrique du Nord, cette unité a pu, depuis son lancement, il y a une année et demi, traiter plus de quarante-cinq dossiers et régler 85 % des cas.

S.N

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