Session plénière de l’ARP, crise libyenne… L’essentiel de l’actu nationale de la semaine

Une session plénière consacrée à un vote de confiance à la composition gouvernementale proposée par le Premier ministre désigné Habib Jemli a commencé vendredi à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) sous la présidence de Rached Ghannouchi.

Des versets du Coran ont été récités alors que la réunion parlementaire commençait avec la participation de 188 députés. Le président Ghannouchi a souligné l’importance de cette session parlementaire pour le peuple tunisien qui intervient après une série d’entretiens menés par M. Jemli avec des partis politiques, des représentants d’organisations nationales et des membres de la société civile.

« Le peuple tunisien a de grandes attentes », a déclaré Ghannouchi. M. Jemli présentera le plan d’action de son gouvernement, puis chaque député s’adressera à l’assemblée. Jemli interagira ensuite avec les députés. Les députés procéderont à un vote unique sur chaque candidat au sein de la coalition gouvernementale du Premier ministre désigné. Une majorité de 109 députés est nécessaire pour faire approuver ce gouvernement composé de 42 membres, dont 28 ministres et 14 secrétaires d’Etat.

Incertitudes

Le député du mouvement Ennahdha Sahbi Atig a affirmé ce vendredi 10 janvier que son parti poursuivrait les concertations avec l’ensemble des blocs parlementaires et députés à l’ARP en vue de les encourager à voter pour le gouvernement proposé par Habib Jemli.

Il a néanmoins regretté que la séance de vote de confiance se tienne dans des conditions d’ambiguïté et de flou total. En effet, plusieurs groupes parlementaires tels que Qalb Tounes, Tahya Tounes et le parti destourien libre, ont annoncé avoir décidé de voter contre ce gouvernement.

Chaos libyen : la Tunisie se prépare au pire

Pendant ce temps, le ballet diplomatique mondial se poursuit autour d’une Libye plongée dans le chaos depuis des mois. La crainte d’une contagion croît en Tunisie où les autorités ont commencé à se préparer, signe que les espoirs de voir la Libye prendre le chemin de la paix ne sont plus à l’ordre du jour. La société civile, la classe politique et les médias envisagent, à l’image du quotidien « la Presse » jeudi 9 janvier, que la Tunisie « se prépare au pire scénario ».

Depuis le mois d’avril 2019, le maréchal Khalifa Haftar, à la tête de l’Armée nationale libyenne (ANL), a lancé une offensive militaire pour prendre Tripoli, siège du gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj reconnu par l’ONU. Une opération militaire qui oppose deux camps bien au-delà des frontières libyennes, résume Le Nouvel Observateur.

Car si le GNA a obtenu la reconnaissance des Nations unies, le maréchal Haftar, lui, bénéficie du soutien de poids de la Russie mais également des Emirats arabes unis, de l’Arabie saoudite et de l’Egypte, rivaux régionaux de la Turquie, alliée du GNA – et dont le Parlement vient d’autoriser l’envoi de troupes en Libye en soutien au gouvernement de Sarraj. Fin décembre, le président turc Recep Tayyip Erdogan a rendu une visite à Tunis où l’évocation de la question libyenne a suscité une vive polémique au sein de la société tunisienne et du Parlement du pays.

N.B.

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