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Signature d’un accord entre le gouvernement et les manifestants d’Al Kamour et reprise de la production du gaz et de pétrole

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Vendredi, le 16 juin 2017, après des perturbations qui ont duré plusieurs mois dans le sud tunisien, les autorités sont parvenues à mettre un terme au sit-in d’Al Kamour en vue de permettre une reprise immédiate de la production du gaz et de pétrole dans la région.

En effet, un accord a été convenu entre d’un côté les représentants locaux des manifestants et de l’autre le gouvernement. Selon Reuters, l’accord en question prévoit 1500 postes d’emploi dans les compagnies pétrolières (entre-autres dans les entreprises telles que la société française Perenco et le producteur autrichien OMV, les deux opérant dans la région), un budget de 80 millions de dinars (l’équivalent d’environ 32,66 millions de dollars) pour un fonds de développement et 3000 emplois supplémentaires dans les projets environnementaux.

Lors d’une conférence de presse, le ministre du Travail Imed Hammami a souligné l’importance de cet accord tout en indiquant que la production va redémarrer immédiatement. Tarek Haddad, l’un des leaders des manifestations d’Al Kamour, a déclaré : « C’est un accord qui répond à toutes nos demandes pour la région et de ce fait nous mettrons fin au sit-in ».

Rappelons que depuis la révolution de 2011, des gouvernorats comme celui de Tataouine et de Kébili ont connu des tensions à cause d’une situation économique particulièrement difficile surtout pour les jeunes diplômés au chômage. Toutefois, les protestations revendiquant l’emploi et le développement ont forcé la fermeture de deux stations de pompage de pétrole et de gaz à Al Kamour (Tatatouine) et à Kebili.
À Al Kamour, les sit-inneurs ont bloqué la station de pompage Vana, affectant environ 40% de la production d’énergie de la Tunisie. Bien que la production tunisienne ne soit estimée qu’à environ 44 000 barils par jour, les manifestations ont eu un impact négatif sur l’exploitation du gaz et de pétrole et sur les entreprises étrangères.

Ainsi, l’accord d’Al Kamour se présente comme une véritable victoire du gouvernement Youssef Chahed, qui a réussi à résoudre un problème de taille ayant pour longtemps affecté la stabilité sociale et politique du pays. La guerre acharnée déclarée contre la corruption semble de ce fait donner des résultats concrets du fait que la corruption est l’un des facteurs majeurs empêchant les régions en Tunisie d’avoir leurs parts du développement et des richesses.

N.B

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