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Signature d’un programme visant à résoudre le problème de la pollution engendré par le complexe chimique de Gabès

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Depuis les années 1970, les citoyens de Gabès souffrent des conséquences à grande échelle de la pollution, engendrée par le déversement en énormes quantités de phosphogypse, une matière nuisible à l’air, aux sols et aux sous-sols, causant à long terme divers problèmes de santé.


ce déversement résulte de la transformation du phosphate, effectuée par le GCT (Groupe Chimique tunisien), une activité essentielle pour l’économie de la région et du pays, servant à fabriquer des engrais.


La chute de Ben Ali en 2011 et le début du processus démocratique avec la révolution tunisienne ont permis aux tunisiens de s’exprimer sur leurs problèmes divers, dont les citoyens de Gabès, qui ont rendu compte de leur mal via la campagne « Stop Pollution ».
Cette campagne durant laquelle les gabésiens ont manifesté pacifiquement, s’est poursuivie jusqu’au 30 juin 2017, quand les participants ont lancé un ultimatum aux autorités pour l’arrêt des déversements.


Rhaïem, un membre actif du mouvement « Stop pollution » a récemment déclaré à l’AFP que les habitants de la région militent pour leur droit à « une vie saine » : « Le citoyen de Gabès a droit à une vie saine. On souffre depuis une cinquantaine d’années. Ca suffit, on ne fera pas marche arrière cette fois ».
Ils sont 150.000 personnes à souffrir de la pollution. Les habitants sont sujets à diverses maladies liées à la pollution comme le cancer, l’asthme et les maladies chroniques. Cela a été prouvé par les recherches menées par des experts environnementaux dans des laboratoires financés par des organismes internationaux.


La gravité de la situation en plus de la pression exercée par « Stop Pollution » ont induit à la signature d’un programme clair sur plusieurs étapes pour mettre fin au désastre. Signé par le Chef du gouvernement Youssef Chahed, le programme devrait, selon le gouverneur de Gabès Mongi Thameur, résoudre le problème du complexe chimique en démantelant « progressivement les six unités de production » actuellement en marche et les remplacer « par une nouvelle zone industrielle conforme aux standards internationaux ».

Toutefois, le projet s’avère particulièrement coûteux, puisque les frais de l’installation des nouvelles unités sont estimés à 3.2 milliards de dinars, soit l’équivalent de 1.1 milliard d’euros. Bénéficiant d’une aide internationale, le programme devrait permettre le remplacement de deux unités chaque deux ans, permettant «une réduction progressive des rejets en mer ».


Depuis la révolution de 2011, la Tunisie fait face à la montée de la pollution sous ses formes diverses, notamment à cause des dommages infligés aux équipements municipaux par certains manifestants en colère. Le gouvernement tend à trouver des solutions aux problèmes environnementaux, notamment grâce au soutien international.

L’investissement dans les énergies vertes et les énergies renouvelables constitue une étape importante dans la résolution de la crise des déchets. Une conscience citoyenne émergente du rôle déterminant du citoyen dans la protection de son environnement devrait aboutir à long terme, à concrétiser davantage des projets et améliorer la qualité de vie du tunisien.


N.B

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