Les startups nord-africaines s’imposent davantage et leur croissance devient cruciale pour l’économie...

Les startups nord-africaines s’imposent davantage et leur croissance devient cruciale pour l’économie du futur

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Depuis 2014, année de stabilisation politique via les élections démocratiques en Tunisie et l’élection du président Abdel Fattah El-Sisi en Egypte, les startups nord-africaines et par extension la scène technologique dans la région ont connu un essor nouveau en attirant davantage l’investissement.

En effet, miser sur les startups est devenu un choix économique à part entière en Egypte, dont le gouvernement a placé les technologies de l’information et de la communication au centre de sa stratégie de croissance et espère attirer plus de 18 milliards de dollars d’investissements au cours des six prochaines années.

En Tunisie, la présence d’un grand nombre de diplômés dans les domaines relatifs à l’informatique et l’intérêt général pour les high-techs a boosté naturellement le secteur. De son côté, le gouvernement veille à encourager la création de startups notamment en facilitant l’accès au financement.

D’après Afkinsider.com, l’Egypte est le quatrième pays à l’échelle africaine en termes de nombre de startups et les bénéfices réalisés ont atteint 9.7 millions de dollars. Dans ce contexte, Omar Gabr, co-fondateur et CEO de Instabug, startup prospère sélectionnée par Y Combinator basé dans la SiliconValley a déclaré : «des startups techniques sont lancées tous les jours. Il y a une opportunité massive pour l’innovation… Les investisseurs reviennent à coup sûr ».

D’après les rapports de financement de DisruptAfrica, ce retour de l’investissement concerne également le Maroc et la Tunisie. Il y a une nette augmentation du volume des financements dans ce domaine ce qui impacte positivement sur les jeunes entreprises.
En Tunisie, trois startups tunisiennes ont recueilli plus de 500 000 $ de financement en 2016. Au Maroc, trois entreprises marocaines ont attiré ensemble 3,4 millions de dollars, ce qui place le pays à la 6ème place sur le plan africain.

La société tunisienne RoamSmart, fondée en 2012 est maintenant active dans plus de 30 pays, fournissant des solutions d’itinérance aux opérateurs mobiles. C’est une entreprise extrêmement prospère cofondée par Mehdi Triki, qui a assuré que les débuts étaient particulièrement difficiles : « Heureusement, la situation s’est beaucoup améliorée à la faveur des premières élections démocratiques… Avec l’amélioration de l’environnement, il y a des investisseurs qui viennent en Tunisie ce qui est bénéfique pour nous. L’écosystème est plus dynamique et plus actif et c’est un environnement positif pour chercher un second cycle de financement ».

L’Egypte est sans aucun doute le leader sur le marché de l’Afrique du Nord, mais Triki croit que la région dans son ensemble a un potentiel qui ne peut être ignoré : « La région a évidemment un grand potentiel. Néanmoins, cela varie d’un pays à l’autre en fonction de la situation politique et sécuritaire, ainsi que de l’impact du printemps arabe ».
Pour lui, « Le Maroc et la Tunisie offrent les meilleures perspectives et potentiels dans la région de l’Afrique du Nord. L’esprit d’innovation est visible à partir des différentes compétitions de startups ».

N.B

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