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AFP/Frederick Florin

A Strasbourg, les députés européens se disent inquiets de la situation en Algérie

 

Les eurodéputés, réunis en session plénière à Strasbourg hier 26 mars, ont débattu de la situation algérienne sur fond de manifestations appelant à la démission d’Abdelaziz Bouteflika, qui se poursuivent, et alors que le chef de l’état-major de l’armée algérienne a proposé, mardi, que l’actuel chef de l’Etat soit déclaré inapte à exercer le pouvoir en vertu de la Constitution ou qu’il démissionne.

« C’est avec perplexité que les eurodéputés ont réagi à l’annonce du chef de l’état-major de l’armée Gaïd Salah qui propose de déclarer le président Bouteflika inapte à exercer le pouvoir », indique ainsi RFI.

https://twitter.com/UrgentF24/status/1110551021439221760

Pour Tokia Saïfi, eurodéputée française du parti Agir, la droite constructive, « il ne faut pas que cela paraisse comme une espèce de manœuvre pour gagner du temps. Tout le monde sait que le président Bouteflika était inapte depuis assez longtemps. Donc, je trouve assez curieux qu’on n’en parle que maintenant ».

Transition transparente et inclusive

Les députés européens ont salué pendant le débat le courage des manifestants et souligné l’exemplarité des services de sécurité algériens depuis le début du mouvement social qui secoue le pays maghrébin. Les parlementaires ont ainsi déclaré leur soutien à une éventuelle mise en place d’une transition transparente et inclusive.

L’Union européenne s’est également déclarée prête à apporter un soutien à l’organisation de nouvelles élections, si l’Algérie le demandait. Pour Ernest Urtasun, eurodéputé écologiste espagnol, le rôle de l’Europe n’a pas été à la hauteur des attentes depuis le début des manifestations : « L’Union européenne a été trop silencieuse depuis le début des manifestations. Il y a une crainte de déstabilisation du pays. Il y a toute la question des hydrocarbures qui reste une question essentielle pour les gouvernements. Face aux ressources que l’Algérie fournit à l’Europe, plus la crainte de la déstabilisation, ceci est priorisé », a-t-il expliqué, cité par RFI.

Crainte d’une déstabilisation

RFI indique que la crainte d’une déstabilisation du pays, qui pourrait avoir des conséquences sur l’ensemble de la région, est très présente en Europe et ailleurs.

https://twitter.com/28minutes/status/1110843907233976320

La contestation en Algérie, pays membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a été déclenchée le 22 février 2019 par des manifestations massives contre l’annonce de la candidature de M. Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel.

N.B., avec RFI

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