Européens
Donald Tusk, le 14 décembre 2018. « Le backstop fait partie de l’accord de retrait et l’accord de retrait n’est pas ouvert à la renégociation », a affirmé, mercredi 30 janvier, le président du Conseil européen. / Nicolas Landemard / Le Pictorium/MaxPPP

Sur le Brexit, les Européens ne veulent pas renégocier

Alors que les députés britanniques sont prêts à renvoyer leur Première ministre à la table des négociations, l’Union européenne refuse de rediscuter de l’accord du Brexit avec Theresa May.

La nuit du mardi 29 au mercredi 30 janvier a connu des rebondissements. Les députés britanniques ont affiché leur soutien à Theresa May pour reprendre les négociations avec l’Union européenne, mais cette dernière a dit non.

Les dirigeants des pays membres de l’UE, le président du Conseil européen, le président de la Commission européenne et le négociateur européen en charge du Brexit, tous ont rejeté l’idée de renégocier l’accord du Brexit. « L’accord de retrait est et reste le meilleur moyen d’assurer un retrait ordonné du Royaume-Uni de l’UE. Le backstop (la disposition pour éviter le retour à une frontière physique entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord) fait partie de l’accord de retrait et l’accord de retrait n’est pas ouvert à la renégociation », a affirmé le président du Conseil européen Donald Tusk sur Twitter.

 

Dans la soirée, les députés britanniques avaient adopté un amendement qui « requiert que le filet de sécurité nord-irlandais soit remplacé par une alternative qui évite une frontière physique en Irlande du Nord ». Plus tôt, Theresa May avait déjà indiqué qu’elle souhaitait reprendre de nouvelles discussions avec les Européens et que « cet amendement me donnera le mandat dont j’ai besoin pour négocier avec Bruxelles un arrangement soutenu par la majorité de cette chambre ».

Mais Mme May ne devrait donc pas retourner à la table de négociations de si tôt. Emmanuel Macron a soutenu que l’accord de retrait n’était « pas renégociable ».

Le groupe socialiste et démocrate au Parlement européen, qui doit donner son aval au texte de l’accord, a déclaré : « Nous ne mettrons pas en danger l’accord du Vendredi Saint (en Irlande) ou le marché unique (…) Nous avons travaillé de manière constructive et responsable pour atténuer les pires conséquences du Brexit. Aujourd’hui, Theresa May n’a pas fait de même. Encore une fois, elle s’est pliée aux extrémistes de son parti et a offert des promesses irréalisables plutôt qu’un véritable leadership. »

N.B., avec AFP

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