Terrorisme

Terrorisme, changement climatique et sécurité mondiale

L’« engouement » de jeunes, à travers le monde, semble s’expliquer par le fait qu’il s’agit actuellement de « l’offre la plus attractive » pour une certaine tranche d’âges de ces jeunes révoltés. Outre les incitations financières, l’embrigadement est facilité par les moyens modernes de communication, de réseaux sociaux et de cybercriminalité.
Pour l’heure le danger de Daech, à nos portes et parmi nous, est aggravé par l’intensification des frappes aériennes à son encontre en Irak et en Syrie. D’où le reflux ou la réorientation des terroristes vers la Libye, immense territoire infecté de groupuscules terroristes et de dépôts d’armes en l’absence d’un Etat en voie de déliquescence. Les dissensions au sein des camps de Tripoli et de Tobrouk et la tentation de passage en force de certains pays occidentaux ne font qu’aggraver la situation malgré la signature du dernier accord pour la constitution d’un gouvernement libyen de transition.
Selon la « Defense Intelligence Agency » américaine, la Libye constituerait le « centre nerveux » à partir duquel Daech chercherait à s’étendre en Afrique du Nord par une jonction avec BokoHaram. L’implantation de Daech au Sud et les conflits entre Toubous et touaregs risquent d’étendre cette jonction au Sahara et à l’Afrique Occidentale en raison de la présence de jihadistes fuyant le Mali.
La création de Daech, facilitée au départ par les erreurs de l’Administration américaine en Irak, fut alimentée par les rivalités entre grandes puissances et puissances régionales. Certains analystes avancent aussi la superposition des cartes d’extension de Daech avec celles de la zone de sécheresse qui a durement frappé la région entre 2006 et 2011.
2. Le changement climatique, « facteur aggravant » des conflits.
Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat(GIEC) considère le changement climatique comme un « facteur aggravant » des conflits. Du conflit du Darfour, entre éleveurs et agriculteurs touchés par la sécheresse, des pirates somaliens anciens pêcheurs, affectés par l’amenuisement des ressources halieutiques, de l’impact de la sécheresse au Nord de la Syrie à l’extension de BokoHaram-suite à l’assèchement du lac du Tchad- cette affirmation trouve sa signification.
Le réchauffement climatique amplifie l’insécurité induite par l’amenuisement des ressources, notamment, hydriques et agricoles, l’aggravation de la pauvreté ainsi que les déplacements des populations et migrations climatiques.
Le Pentagone a intégré depuis longtemps le changement climatique dans sa doctrine militaire et considère désormais le facteur comme « menace immédiate » à la sécurité mondiale et un « allié potentiel » aux groupes terroristes.

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